Ces deux personnages étaient membres da conseil de Bâle
S. « Le 8 juin 1573, mon père arriva à Genève... Sur le commenœment de » décembre su> vaut il m'emmena à Berne, où il alla trouver MM. de Laval et de » Cliastillon. » {Diaire ou Journal du minisire Merlin^ p. i4, 15.) — Un autre fidèle ministre de TËvangile, Malot, naguère attaché à la maison de l'amiral, comme Merlin père, était arrivé quelques mois avant celui-ci à Berne, où, à la suite d'un rapport présenté par les pasteurs et ministres de cette ville sur son caractère, sa piété et son savoir {Raihs manual der Stadt Bern, n^ 383, f<» 172 et 206), Tautorilé supérieure l'avait investi des fonctions de prédicateur à Morges. On lit, en effet, dans la Chronique manuscrite de Steltier, à Tannée 1573 : « Jehan Malot, der des
ses frères l'exercice du ministère évangélique dont il s'était naguère si dignement acquitté sous le toit de l'amiral. Pour la jeune veuve et pour son entourage, que d'intimes souvenirs à évoquer, que de pensées, que de sentiments à]échanger avec des hommes tels que Legresle et Merlin, sous le poids de douloureuses circonstances traversées en commun !
Vivant à Berne, comme à Bâle, dans la retraite; la famille de Coligny vit venir à elle et l'entourer de soins et de prévenances diverses personnes avec lesquelles elle avait eu déjà quelques rapports. A ces personnes s'en ajoutèrent peu à peu plusieurs autres ; et ainsi se forma, pour cette intéresssmte famille, un cercle de relations, au premier rang desquelles elle aima toujours à compter les d'Erlach, les de Mulinen*, les Graffenried, les Bonstetten, dont les noms recommandables méritent d'être particulièrement rappelés ici.
L'année 1573 se termina, et les premiers mois de l'année 1574 s'écoulèrent, à Berne, pour les enfants de Coligny et ceux de d'Andelot sans que leur séjour dans cette ville fût troublé soit par Bellièvre, avant son absence de Suisse pour se trouver en Pologne auprès du nouveau roi, Henry, soit par Hautefort, qui n'avait pas quitté la Suisse *.
» admirais Coligny prediger gewesen bat uf die pfarr oder predicatur Morses mit » zehn kronen an seinen Antritt. »— Jean de Léry, après sa délivrance dn siège famélique de Sancerre, vint îx Berne et y fnt parfaitement accueilli par les enfants de l'amiral. (Voir la Dédicace de son ouvrage sur le Brésil, édit. de 1580.)