‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 63 sur 141 · Ménard, Uist. de Nimes, édit. de 1875, t. V, p · texte numérisé non relu

Ménard, Uist. de Nimes, édit. de 1875, t. V, p

sûreté de coup d'œil, la promptitude de décision, Tindomptable courage, et l'irrésistible énergie dans l'action \

Voici dans quelles circonstances il se signala de la sorte :

Maîtres de Montpellier, d'Aigues-Mortes, de Lunel, de Sommières et de quelques autres places que Damville et Bellegarde cherchaient à ressaisir, les réformés du Languedoc « avoient élu pour général Thoré*, quoique frère de » leur principal ennemi et catholique passionné, tant pour » ne rompre point avec les catholiques qui restoient en leur » parti, comme aussi pour la grande jeunesse où estoit lors » Chastillon^ duquel ils espér oient principalement^. »

Or, jamais espoir ne fut mieux fondé que le leur, le jour où, pour assurer le salut de Montpellier menacé par ^Damville, ils confièrent à Chastillon la défense de cette villo, à laquelle il était et resta toujours particulièrement attaché.

« Les assiégés, dit Gâches (mss., f" 260) se résolurent à » se bien defTendre contre un si cruel ennemy (Damville) qui » les faisoit, tous les jours, assurer que, s'il pouvoit entrer, » il les feroit tous mourir et mettroit la ville en cendres. — » Et c'estoit une chose bien considérable, qu'en mesrao » temps que le mareschal ne respiroit que vengeance, feu et » sang, ces pauvres assiégés prioient tous les jours le bon

1. Une note inst^rôe au tome 11, page 47 des Pièces fugitives d'Aubaïs contient la remarque suivante : « François de Coligny, seigneur de Chastillon, doit être mis au » rang des grands capitaines. Le détail de ses actions militaires, fort négligées dans »> les deux articles où Viîisimre des (pands officiers parle de lui, serait ln>s » intéressant. »

2. Sur la foi du bruit, alors it^pandu à la cour, que Condé se disposait à prendre le commandement des réformes en Languedoc, Henri III écrivit, le 23 septembre 1577 à Damville : « Mon cousin, je viens d'estre ad\erty que mon cousin le prince de » CiOndé, qui est allé À A^'en a\ec ûion frère le roi de Navarre, est délil)éré de « passer de hl en Languedoc pour y conunander et s'arrester avec ceux de son M parly; de quoy je >ous ay bien voulu donner ce mot dadvis afin que vous » preniez garde et vous efforciez, de tout vostre possible, à le prendre par les » chenjins, qui seroil bien le plus grand 8er>ice que me sçauriez jamais fair.v.. Je « vous prie de donner tout le meilleur ordre que vous pourrez à ceste affaire, u (Hibl. nat., mss. t. fr., vol. 3,333, f» KO.)

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