Voir à y Appendice^ n« 29 bis
t, Perassis, ap. Aubaïs, fièces fugitives, t. I, p. 234.
Repoussé de La Calmette et de Nîmes, Damville était allé assiéger Villemagne : « Averti de venir, Ghastillon mit, en » quatre jours, 450 chevaux et 5,000 hommes de pied aux » champs * » et força le maréchal à lever le siège.
Peu après, Ghastillon présida une assemblée, à propos de laquelle Ménard * rapporte ce qui suit :
« On jugea à propos de laisser la liberté et une parfaite as- » surance aux laboureurs ; ce qui fut délibéré dans une assem- » blée générale des religionnaires, tant de la noblesse que » du tiers état du bas Languedoc, qui se tint à Nîmes, au » commencement d'octobre 1580, et à laquelle présida Fran- » çois de Ghastillon, qui commandoit dans le pays, sous » Tautorité du roi de Navarre. Les consuls et diocésains de » Nîmes et d'Uzès exposèrent à l'assemblée qu'on leur avoit » signifié une ordonnance du maréchal de Montmorenci, » couchée à la marge d'un cahier de plaintes que lui avoient » présenté les consuls de Beaucaire, par laquelle il étoit sta- » tué, conformément aux ordonnances royales, que les labou- » reurs et leur bétail seroient exceptés, durant les hostilités » et courses de guerre, tant dans le diocèse de Nîmes que
1. D'Anbigné, Hist, univ., t. II, liv. lY. — Ce fut également en mai 1580 que le roi de Navarre adressa au conseil de Berne et à celui de Bàle des lettres dans lesquelles il disait : « Cognoissant les artifices desquels ont accoustumé d'user les » ennemis du repos de la France, voulant desguiser leurs continuelles conspirations » et sanglantes exécutions desquelles ils usent contre Téglise de Dieu et gens de » bien de ce royaulme, j'ay ad visé de vous faire entendre les persécutions et injus- » tices desquelles on a usé contre les pauvres fidèles de ce pays de Guyenne et de » Languedoc, sans jamais en avoir pu obtenir justice, par les déguisements et con- " nivences, tant des mareschaux de Montmorenci (Damville) et de Biron, des cours » des parlements de Toulouse et de Bordeaulx, qu'aultres officiers et ministres du » roy, lesquels, abusant de sa bonté, ont converti le nom de paix en une mauvaise » guerre et très cruelle vengeance sur tous ceulx qui faisoient profession de la » religion, laquelle les a contraintz, et nous, à leurs très-justes prières et doléances, M de nous armer pour empescher le cours des cruellas exécutions, et esmouvoir le » roy à nous faire justice de tant de meurtres et contraventions à l'édit, etc. » (Archives de Berne, Frankreich, vol. D, fo 803. — Archives de Baie, L, 117, n^ 77.) — Voir aussi deux lettres de Gondé aux autorités de Berne et de Bâle, du 4 juin 1580. (Archives de Berne, làicL, 1° 805; et archives de Bâle. i6irf., n© 78.)