Hist. de Nimes, édit. de 1875, t. V, p
» dans celui d'Uzès; que SainWalIe, à qui il avoit été donné » ordre d'en faire la publication, avoit écrit sur cela aux » consuls d'Uzès, et que les habitants de Beaucaire écri- » voient aussi, pour le même objet, à ceux de Nîmes. Sur » quoy il fut délibéré que ceux de leur parti observeroient la » même chose, de leur côté, dans ces deux diocèses, et que » le maréchal do Montmorenci seroit supplié d'en faire une » ordonnance plus ample, portant que, durant cette guerre, » les laboureurs et autres ouvriers employés au travail de la »> terre, tant de Tune que de l'autre religion, auroient une » entière liberté de labourer et de cultiver les prés, les vignes » et les jardins, de manière que les gens de guerre des deux » partis ne pourroient ni les faire prisonniers, ni saisir leur » bétail, sous quelque prétexte que ce fût. — Cette délibé- » ration, .que l'assemblée prit le 13 octobre, fut autorisée, le » même jour, par Ghastillon. »
Chastillon voulut, à Nîmes, assurer une honorable réception au prince de Gondé, son cousin, qu'il savait s'avancer vers cette ville, en compagnie de Beutrich. « Ayant, dit La » Huguerye \ passé la rivière à la Gorce, avec l'escorte de » l'infanterie dudit pays, nous arrivasmes à Uzès et à Nismes, » au commoncoment de novembre, audit an (1580), où M. de » Ghastillon, fils digne de son pore, gouverneur du bas païs » do Languedoc, reçut ledit sieur prince fort honorablement » et ledit siour Beutrich, envoyé do la part de son maître, » pour faciliter les alTaires, en ce qui dépendait de son auto- » rite, pondant qu'il faisoit la levée. »
A quelques jours de h\ se tinrent, au château de Fleix, en Périgord, dos conforonoos, i\ la suite desquelles intervint, vers la fin do novembre loHi), un odit confirmatif de celui de 1577 et des articles arrêtes dans la conférence de Nérac.