I. Histoire ecclésiastique de Reims, par Marlot, tome III
mais il n'avait pu qu'au mois de février 1545 être sacré, dans l'église du château de Joinville, par le cardinal de Givry, évêque d'Amiens, et qu'en mai suivant recevoir le pallium, dans la cathédrale de Reims, des mains du cardinal de Lénoncourt, évêque de Châlons. De retour de la cour, où il venait d'être installé dans la dignité de chancelier de l'ordre de Saint-Michel, il avait enfin, le 6 décembre 1546, fait son entrée solennelle dans sa ville archiépiscopale, après avoir obtenu des indulgences pour tous ceux qui viendraient assister à sa réception en l'église métropolitaine.
Effrayé des progrès que faisait la réforme dans les campagnes de son diocèse, il avait déjà signalé son zèle par des édits rendus en synode diocésain, en 1548, pour prévenir la propagation des doctrines de Calvin, par un meilleur choix des ministres du culte et par le retrait de toutes permissions de non-résidence aux ecclésiastiques soumis à sa juridiction.
Charles de Lorraine se montra, toute sa vie, scrupuleux observateur du devoir dans la simplicité de ses habitudes personnelles, extérieures et pontificales. Entre autres mérites, à cet égard, on lui en a fait un de ne laisser paraître « dans sa demeure ni chiens, ni oiseaux de chasse ». Il célébrait fréquemment la messe avec solennité ; au dîner et au souper, il prononçait toujours lui-même et en se tenant debout, le Benedicite
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FRANÇOIS rr.
D'après le tableau de Clouet. (Galerie des Uffizi à Florence.)