‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 123 sur 142 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

que ce fut l'argent d'Elisabeth qui servit à payer le service de Poltrot, de sorte qu'il faut rigoureusement en conclure qu'elle participa directement à l'assassinat du chevaleresque duc de Guise.

« Au reste, pour une femme de la trempe d'Elisabeth, un assassinat de plus ou moins est une pure bagatelle... »

Le Journal du Concile de Trente, rédigé par les ambassadeurs vénitiens, et publié par M. Armand Baschet, renferme cette mention, brève dans la forme mais suffisamment explicite :

« Cependant tout reposait sur les épaules du duc de Guise. Il se rendit à Orléans pour en faire le siège... Le 18 février 1563, au crépuscule, comme il revenait avec quatre des siens d'inspecter les sentinelles, il fut approché par un individu qui lui fracassa l'épaule d'un coup d'arquebuse, et il mourut des suites de sa blessure sept jours après. Le roi Très-Chrétien déplora sa mort, et la reine-mère, en donnant Veau sainte à son corps, tomba évanouie. Le scélérat, coupable de cet homicide, ne sut pas s'échapper des environs pendant toute une nuit et fut pris : il avoua fi avoir agi qu'à P instigation des Châtillon et de M. de Soubise, que Théodore de Bèze avait persuadés, en disant que leur religion ne pourrait jamais prospérer tant quils naîtraient pas mis à mort le dit duc, le roi, la reine et tous les chefs catholiques. 2>

COLDIGNEI FRATRXS

0&*fin&4. Jay*rtfi£fs-w/«<s. ^ËZ^S

inurn-

LES TROIS GOLIGNY.

D'après une gravure du XVIe siècle. (Collection Hennin.)

=fc

Page 1