‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 129 sur 142 · Vita Francisci Gnisii Papyrio Massone auctore · texte numérisé non relu

Vita Francisci Gnisii Papyrio Massone auctore

et de Trente expriment aussi leurs condoléances sur cette « perte si grande pour toute la chrétienté ».

L'évêque de Ségovie, Martin de Ayala, envoie au même prélat une longue consolation latine sur la mort de M. de Guise, toto oj'bi christiano calamitosam. Philippe II témoigne également à Charles de Lorraine et à ses frères le chagrin que lui cause la fin d'une vie de « tant de valeur et d'importance». Ce prince avait mandé déjà au cardinal de Ferrare « que la mort du « duc de Guise lui pesoit tellement qu'il ne sauroit « exagérer la-dessus ('). »

En remerciant le monarque espagnol de sa «bonne volonté et affection», le duc d'Aumale l'assure « qu'en « tout ce qui concernera la religion et le service du roy, « il n'y espargnera non seulement son bien, mais sa « propre vye (2)>>. Au milieu de leur douleur, les princes lorrains survivants ne perdent pas de vue un instant la conservation de leur importance et le concours de leurs alliés. Le cardinal de Guise s'adresse au maréchal de Montmorency, « comme au principal amy qu'eust « feu Monsieur son frère, le suppliant porter lamaymme « volonté aux enfants comme au père, et, pour ce que « la Reyne ayant esgard aux services que celui-ci avoit « faict tant au Roy qu'en son royaume, à accorder ses

i. Papiers de Simancas, B. 16.

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