‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 131 sur 142 · Une chanson, composée en 1566, dit · texte numérisé non relu

Une chanson, composée en 1566, dit

Si le duc de Guise eût vesceu Autre loyer eussent receu

Et on eût veu

Et aperceu La papauté remise, En despit des huguenots Qui troublent notre Église Et tous nos audi-nos.

Mss. N.-C. deColbert, v. 391, fol. 25g.

contemporains, pour Dorât et pour Ronsard entre autres, et inspire la muse du chancelier de l'Hôpital (I), »

Au moment du siège d'Orléans, deux personnes avaient un intérêt direct et pressant à ce qu'un événement capital vînt changer le cours des choses : c'étaient la reine-mère et l'amiral de Coligny.

Depuis que le duc de Guise avait pris le dessus, dirigeait les conseils et en assurait l'action, il suivait la politique loyale et droite que demandaient les intérêts de la religion et ceux de la couronne de France. La prise d'Orléans était le dernier mot de cette politique. Les huguenots cessaient de former un parti de rebelles tenant la campagne, pillant les villes, ravageant les provinces, introduisant de toutes parts les Anglais et les Allemands en France, le tout sous prétexte de réformer les abus de la religion catholique. Mais cette politique-là n'était pas et ne fut jamais celle de Catherine de Médicis, nous l'avons déjà vu. Au fond, elle ne s'occupait que d'un seul intérêt : conserver la puissance, neutraliser, détruire l'un par l'autre les grands personnages qui pouvaient lui donner des craintes pour son autorité. Orléans pris, le duc de Guise était tout-puissant.

Serait-elle vraie cette affreuse parole que rapporte Tavannes?

i. René de Bouille, Histoire des ducs de Guise, i, II, p. 286, 287, 288.

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