‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 135 sur 142 · De La Rochefoucault et Théodore de Bèze · texte numérisé non relu

De La Rochefoucault et Théodore de Bèze

2. Le duc de Guise, en mourant, semble lui-même avoir accusé Coligny. Ces mots : « Et vous, qui en êtes l'auteur, je vous le pardonne, )> étaient, selon Brantôme, à l'adresse de l'amiral. (Édit. du Panthéon littéraire, t. i, p. 435.) Notons, en passant, que ces paroles suprêmes de François de Guise ont souvent été confondues avec celles qu'il dit, lors du siège de Rouen, à un gentilhomme angevin soupçonné d'être le chef d'une conspiration contre ses jours. Ces paroles que Montaigne rapporte, d'après ce qu'Amyot lui en avait dit ( Essais, liv. 1, ch. xxill), et qui se trouvent aussi dans le livre du sieur de Dampmartin, La fortune de la cour (p. 139), ont été reproduites, dans les vers que dit Guzman, dans Alzire :

Des dieux que nous servons connais la différence ; Le tien t'a commandé le meurtre et la vengeance ; Le mien, lorsque ton bras vient de m'assassiner, M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.

Voltaire est convenu très franchement de l'imitation. (V. sa Lettre à d'Argental, du 4 janvier 1736.)

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