AMBROISE PARE
D'après la statue en bronze de David d'Angers.
« borgne. Vostre très-humble serviteur: Le Guisard. » Le roi admira l'énergie de cet enfant, et le récompensa des services déjà rendus, en lui donnant le gouvernement du Dauphiné.
La fortune de François de Lorraine prenait son essor. Populaire par sa libéralité envers les petits, par son caractère chevaleresque, par sa familiarité envers le soldat, dont il partageait tous les périls et supportait toutes les fatigues, il avait déjà grand renom de capitaine. Après la pacification de la Guyenne, de l'Angoumois et de la Saintonge, à laquelle il avait pris part avec Montmorency, il se prépara à contracter la magnifique alliance que son frère le cardinal lui avait ménagée, durant les négociations de son ambassade à Rome, avec Anne d'Esté, fille d'Hercule II, duc de Ferrare et de Renée de France, fille de Louis XII, alliance qui l'apparentait à toutes les maisons souveraines.
Après les fêtes de Lyon, à propos de la pacification des provinces, et celles qui eurent lieu à Moulins à l'occasion des noces d'Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, avec Jeanne d'Albret, fille et unique héritière de Henri, roi de Navarre, le roi écrivait à Guise:
« Les choses estant en Testât que vous m'avez escrit, « vous en pourrez en bref desloger, ce qui me donne « espérance de vous voir plus tost que je ne n'espérois « à Saint-Germain-en Laye, où je pourray arriver en- « viron le quinzième du mois prochain, et là ce sera à « vous à courre, et verra-on sy vous serez aussy gentil « compaignon que mon cousin le duc de Vendosme, « qui doit estre dimanche marié. »
En même temps que le roi, le cardinal de Guise