Chapitre trotstème
^I^Zk33Z7Zv3C^iôIZiî^ôIXZÏZ^
Situation des princes de la maison de Guise après la prise de Calais. — Leur popularité. — Marie Stuart à la cour. — Mariage du Dauphin François. — Campagne et siège de Thionville. — Mort de Strozzi. — Retour du duc de Guise à la cour. — Mariages royaux. — Mort de Henri II. — Avènement de François II. — Conjuration d'Amboise. — États généraux d'Orléans. — Arrestation du prince de Condé. — Mort du Roi.
^w£x^s^/N félicitant l'ambassadeur du roi de France
4J Ç^ îr" de la prise de Calais, le pape Paul IV se h———^X répandit en éloges du duc de Guise, assurant qu'une telle conquête était préférable à celle de la moitié du royaume d'Angleterre. Et sait-on quelle récompense François le Balafré reçut, pour avoir rendu Calais à sa patrie et chassé du territoire français jusqu'au dernier vestige de l'occupation anglaise ? Henri II lui fit présent de la maison des marchands, à Calais, et le parlement de Paris enregistra cette donation de la munificence royale. Il est vrai que tous les poètes du temps, Joachim du Bellay, Dorât et d'autres chantèrent dans leurs vers la gloire du vainqueur.
La popularité des Guises allait croissant : la faveur du peuple va à ceux qui réussissent, et il aime l'éclat
guerrier. Mais ces princes étaient trop intelligents pour ne pas comprendre que leur pouvoir et leur fortune, suscitant des envieux et des jaloux, seraient minés sourdement, et qu'il importait, pour maintenir l'un et l'autre, de les grandir encore. Ils voulaient aussi, dans leur amour du pays, donner à la France une nouvelle couronne. Leur sœur Marie de Lorraine, reine d'Ecosse, avait laissé une fille, Marie Stuart, qu'ils élevaient à la cour de France : une mutuelle inclination favorisait une alliance entre cette princesse et le Dauphin, fils de Henri 1 1. Les intérêts des Guises se trouvaient donc admirablement servis par les circonstances.
Depuis huit ans déjà Marie Stuart se trouvait à la cour. Le roi. les princes, les seigneurs, tous étaient charmés de la jeune reine d'Ecosse, qui unissait à une beauté sans pareille une intelligence, un savoir au-dessus de son âge, et les plus nobles qualités du cœur. Peu après son arrivée en France, Catherine de Médicis écrivait à Marie de Lorraine :
« Votre fille possède tant de beauté, d'intelligence « et de bonté, qu'il est impossible d'en avoir plus; elle <<; en a plus, en vérité, qu'on n'en demande à son âge. « Elle sera, j'en ai la confiance, une grande bénédiction « pour ceux auxquels elle appartient, et non seulement « pour ceux-là, mais pour tous. Et je vous assure que « le roi est aussi content d'elle que vous pouvez désirer.