‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 50 sur 142 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

tourner à l'évêché où le duc de Guise, assisté par le prince de Condé, avait fait préparer avec le plus grand faste tous les détails du banquet royal.

Les rues étaient tellement remplies de curieux que le cortège n'avançait qu'avec peine. Au palais brillamment décoré, un nouveau festin était dressé pour la famille royale sur la table de marbre, et le duc de Guise, « servant de grand maître », donna si bon ordre à tout « qu'il en remporta grand louenge ».

Le souper fini, vinrent le bal, les jeux et les quadrilles de toute espèce. Douze chevaux artificiels, parés de drap d'or et de toile d'argent, montés par monsieur d'Orléans, monsieur d'Angoulême, par les enfants des ducs de Guise et d'Aumale, par d'autres jeunes princes, conduisaient en coches de nombreux pèlerins, vêtus de toile d'or et d'argent, étincelant de pierreries, chantant des hymnes et des cantiques à l'honneur des mariés et du mariage. Six navires couverts de drap d'or et de velours cramoisi, munis de voiles en toile d'argent, s'avancèrent ensuite, par des mouvements onduleux et irréguliers, imitant très adroitement la marche des vaisseaux sur la mer. Chacun d'eux portait un prince qui, en faisant ainsi le tour de la salle, prenait au passage la dame qu'il désirait embarquer avec lui sur son bâtiment. Le duc de Lorraine choisit madame Claude de France, le roi

de Navarre, la reine Jeanne d'Albret, son épouse, le duc de Nemours, madame Marguerite de Valois, le

prince de Condé, la duchesse de Guise, le roi, la reinedauphine, et le roi-dauphin, la reine sa mère.

D'autres divertissements, également somptueux et

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