‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 54 sur 142 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

laissant derrière eux une longue trace lumineuse et une vague espérance (').

La paix de Cateau-Cambrésis, la « paix malheureuse»,— ainsi nommée parce qu'elle obligeait la France malgré l'état florissant de ses armées à restituer nombre des places conquises, — signale la première disgrâce des Guises, remplacés dans les conseils du roi par la duchesse de Valentinois, le connétable de Montmorency, le maréchal de Saint-André, en un mot tous les rivaux des princes lorrains.

La France ne gardait Calais que pour huit ans, moyennant une compensation pécuniaire de cinq cents mille écus d'or. Il est vrai queCalais ne fut jamaisrendue, ni la somme jamais payée. Elle restituait à l'Espagne ou à ses alliés cent quatre-vingt neîif places en Flandre en Piémont, en Toscane et en Corse ; elle rendait au duc de Savoie ses Etats, et gardait Metz, Toul et Verdun. Aussi le duc de Guise put-il dire à Henri II : « Un trait de plume de Votre Majesté coûte plus à la France que trente ans de guerre. »

La paix fut cimentée par les mariages du roi d'Espagne avec Elisabeth de France, fille du roi ; d'Emmanuel Philibert, duc de Savoie, avec Marguerite de France, sœur du roi; de Claude de France, fille du roi, avec le duc de Lorraine.

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