‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 61 sur 142 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

fait honneur à Catherine de Médicis (l), pour ceux qui poseraient les armes et pourraient se justifier d'avoir eu connaissance du complot. Il est vrai que les prédicants en furent exceptés. On exécuta aussi plusieurs des prisonniers, comme fauteurs d'hérésie, après les avoir jugés militairement, bien qu'il y en eût dans le nombre qui se fussent rendus sur la parole du duc de Nemours. Le corps de la Renaudie et ceux de ses principaux complices furent pendus à des gibets et attachés aux créneaux et aux fenêtres du château d'Amboise.

La voix publique et les déclarations de plusieurs prisonniers accusaient decomplicité le prince de Condé, qu'on appelait le capitaine muet. Le roi le cita devant lui pour répondre de sa conduite. Il parut devant un conseil où se trouvaient les Guises et les principaux membres du gouvernement, et défia quiconque oserait lui répéter l'accusation en face, déclarant qu'il renoncerait en cette circonstance à son privilège de prince du sang, et qu'il était prêt à combattre, quel que fut son adversaire. Le gant ne fut pas relevé. Les histoires du temps racontent même que François de Guise ajouta que si le prince était défié, il était prêt à lui servir de second.

La répression immédiate eut cet avantage qu'elle obligea les Bourbons, et avec eux les incertains, à se

i. Mé?noires.

Si Murs, chapelle et tour du château d'Amboise.

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