‹ Franc̜ois Ier et la renaissance 1515-1547Chapitre 12 sur 17 · DE LA FRANGE · texte numérisé non relu

DE LA FRANGE

Les confédérés au nord. — Invasion de la Picardie. — Les Aogltts et les Allemands. — Marche sur Paris. — L'ennemi jusqu'à Senlis. — Ardeur des populations. — Résistance du duc de Vendôme et de la Trémoîlle. — Guerre aux Pyrénées.— Siège de Rayonne par les Espagnols. — Situation de Tannée française en Italie. — Nouvelle invasion du Milanais par l'amiral Bonnivet. — Succès des Français. — Mort du pape Adrien. — Élection de Clément VII. — Défaite des Français. — Mort de Bayard. *— Nouveau pacte des confédérés. — Commandement actif accordé au connétable de Bourbon. — Invasion de la Provence. — Peschiere et le connétable. — Siège de Marseille. — Campagne offensive de François I". -r Combat naval. — Retraite de l'ennemi.-* Délivrance du territoire.

NOVEMBRE 1525 — MAI lSâ4.

Pendant que les parlementaires s'absorbaient dans les poursuites criminelles contre le duc de Bourbon et les gentilshommes qui avaient suivi sou parti,

la confédération ennemie se développait dans des proportions effrayantes pour la monarchie française. Ce n'était pas seulement sur un point des frontières que se déployaient les bannières des confédérés^ mais du nord au midi^ sans en excepter même les côtes assaillies par les corsaires, les brigantins et les galères espagnoles.

L'invasion se montrait plus menaçante au nord et sur la frontière de Picardie spécialement, car sur ce point les Anglais unis aux Flamands, aux Allemands , pouvaient paisiblement réunir des forces considérables, pour agir ensuite dans la Picardie et le Parisis. Â l'aspect de ce danger si menaçant pour toutes les frontières, le roi se hâta de placer son camp militaire à Lyon * , point central, d'où il pouvait à la fois veiller sur les armées des Alpes, des Pyrénées, du Var, et même, si la nécessité le demandait, se porter à la défense de Paris. Peut-être aussi la préoccupation d'une guerre d'Italie, son goût si prononcé pour une expédition au delà des Alpes, lui fit choisir Lyon comme le

* Lettre de François I" au maréchal de Montmorency j 20 août 4523.— Mss. deBéthune, vol. cot. 8569, fol. 54.

« Mon cousin , je m'en pars ceste après disnée et m'en vais coucher près Tarare pour estre demain à Lyon d'où je vous feray

point le plus rapproché des terres où son souvenir se plaisait tant. Paris ^ cité déjà d'une haute importance, néanmoins pouvait tomber aux mains de l'ennemi sans que la monarchie fût perdue ; à ce temps chaque province formait un tout, et chaque cité un point particulier dans l'administration générale. Enfin, ce qui décida François I" à maintenir son campement militaire à Lyon, c'est qu'il surveillerait de là les anciennes provinces de l'apanage du duc de Bourbon, pour y empêcher un soulèvement favorable à la cause de ce prince.

L'ennemi s'avançait méthodiquement sur une longue ligne s'étendant depuis la Meuse jusqu'au Pas-de-Calais. Les Allemands, conduits par le comte Guillaume de Furstenberg, marchaient par la Franche-Comté et la Bourgogne, et ils vinrent s'emparer de Neufchâtel, entre la Marne et la Meuse. Là seulement ils rencontrèrent le comte de Guise et les lances de France ; la noble maison de Lorraine commençait sa belle carrière de service et dévouement aux rois et à la monarchie. Il n'est pas de

sçavoir de mes nouvelles actendant ce que j'auray de votre levée de laquelle et de ce que vous y aurés fait , je vous prie m'advertir en diiligence , et à Dieu jnon cousin, qui vous ait en sa garde. Escript à Rouanne, ce xx* jour d'aoust. FmNçors. »

puisBante renommée sans cause ; les Guise ayaient splendidement servi la patrie quand ils se placèrent à la tète du parti catholique. Avec trois cents gendarmes et six cents lances alors, le comte de Guise arrêta douze mille lansquenets, brave in-fanterie allemande : ici il les affamait en coupant les vivres; là il tombait sur leur arrière^garde et la taillait en pièces, si bien que, presque sans munitions, sans artillerie, et par la seule vigueur de son bras, le comte de Guise débarrassa la Meuse des Allemands. Il était si sûr de chasser les ennemis, le noble comte, qu'il dit à sa femme et à ses filles : (c Venez assister à ce hardi tournoi; messieurs les Allemands sauront ce que pèse notre épée. » Ces dames accoururent en effet, et des fenêtres du château elles virent la défaite des lansquenets et reîtres se dérobant à toutes jambes aux fiers coups de lances de l'héritier des ducs de Lorraine.

Dans la Picardie, les Anglais s'avançaient sous le duc de Suffolk * en rangs pressés de quinze mille soldats, tous à l'épreuve, et dont l'itinéraire était marqué sur Paris ; vingt-cinq mille Flamands firent

' hè beaifefrère du roi d'Angleterre.

leur jonction avec eux; hommes de noblesse et decommune : spectacle triste à voir pour nos malheu** reuses frontières que ces troupes couvertes de fer, bardées d'arquebusiers^ où se déployaient les Ion-' gués coulevrines comme les serpents qui montrent leur tête à travers les espaliers. Ils s'avançaient tous fièrement sans s'arrêter, même aux sièges des places fortes ' ^ tant ils étaient impatients d'arriver à Paris ! Dédaignant de prendre Thérouanne , Mon-^ treuil y Hesdin , l'ennemi apparut immédiatement sur la Somme. Qu'opposer à cette grande armée? comment couvrir Amiens et Ardres, les deux places importantes qui seules pouvaient arrêter l'armée anglaise? On n'avait nulle troupe; la Trémoille, chargé par le roi de la défense des provinces du Nord y ne réunissait pas avec lui deux mille lances , réparties sur une large étendue. Mais un noble es* prit chevaleresque exaltant toute la noblesse ^ le ban et Tarrière^ban étaient accourus; les ravages

' LbUr^ de François I** <m maréchal de MorUmorency.— M^s. de Bétbune, vol. coté 8620, fol. 4.

« Mons. le mareschal , j'ai veu ce que vous m'avés escript par votre lettre du xxiii* de ce mois et par icelle entendu comme avez esté visiter BouUongne et Montereul, dont je suis très aise. J'ay ordonné argent pour les parachever de fortiffîer, ensemble les au-

que faisaient les Anglais , l'impitoyable brutalité des Flamands, avaient inspiré la vengeance dans tous les cœurs ; et l'enthousiasme avait fait le reste. A Corbie ^ la Trémoille voulut à tout prix empêcher les Anglais de passer la Somme ; il y fit des prodiges de valeur, renouvelant les exploits des preux de Charlemagne. Trente lances héroïques, mais impuissantes , se croisèrent intrépidement avec tout un corps d'Anglais. Toujours unis aux Flamands, ceux-ci s'emparèrent de Montdidier, et, se déployant par Compiègne, leurs avant-postes campèrent jusqu'à Morfontaine et Senlis. Les ennemis n'étaient donc qu'à huit heures de Paris : les portes de la grande cité furent fermées par ordre des échëvins; le guet des bourgeois fut convoqué , et le parlement arrêta des mesures de sûreté générale pour la défense des murailles menacées.

La résolution prise par François I"^ de poser le centre de son armée à Lyon avait le grave in-

tres places de la frontière de Picardie , tant Sainct-Quentin , Dourlans, Hedyn, Therouanne, le passage de Bray et autres, à ce qu'il s'y face dilligence sur ce temps nouveau et cependant que l'on face les provisions des matières nécessaires pour ce faire.

« Touchant le payement des gensdarmes l'on y faict toute la dilligence qu'il est possible de faire pour le recouvrer et pour ce

convénient de découvrir Paris; malgré les héroïques efforts de la Tremoille et du duc de Guise , Tun à l'est^ l'autre au nord ^ les ennemis avaient pénétré jusqu'au centre du Parisis et pouvaient former le siège de la cité. Le parlement, qui la gouvernait , pressentant cette situation, avait envoyé message sur message au roi, pour demander du secours : était-il possible que la bourgeoisie seule pût résister à quarante mille ennemis ? Soit que le roi , absorbé par sa passion de l'Italie , voulût à tout prix franchir les Alpes, soit que prévoyant l'invasion de la Franche-Comté , de la Provence , il persistât à former une armée centrale prête à se porter à droite ou à gauche, François P' se contenta d'écrire au parlement et d'envoyer le jeune Chabot, comte de Brion , avec l'avis de secours rapides et prochains. Admis au parlement pour annoncer cette nouvelle, le comte de Brion entendit les plaintes des murmurants, de ce que le roi leur

faire davantage ay envoyé à Paris Samblançay, les généraux et les trésoriers des guerres pour le trouver par tous les moyens qu'ils pourront et l'envoyer à toute dilligence, ce qu'ils feront et surtout leur ay commandé envoler le premier argent pour la compaignie de mon cousin de Longueville , que j'entends aller à Therouennes, ainsyque j'ay escript au cappitaine Loges. Fbànçots. »

faisait de belles promesses sans tenir sa parole. Le président Baillet alla même jusqu'à dire : « Nos vieillards ont bien souvenance que, sous Louis XI, de forte mémoire, lorsque les Ânglois vinrent jusqu'à Beauvais^ le roi notre sire ne se contenta pas de dé* puter un brave gentilhomme, porteur de belles pa-rôles, mais il envoya quatre mille lances avec coulevrines , et cela valut mieux que ce que vous nous dites. » Chabot répondit que ces lances que Ton demandait n'étaient pas fort loin et que bientôt elles viendraient en aide à la bonne ville.

Les bourgeois de Paris virent s'avancer par la porte Saint-Bernard un corps d'archers et chevaliers, à la mine belliqueuse, montés sur des chevaux de bataille forts et fringants ; on en compta plus de mille à la prestance si intrépide, qu'il faisait beau à voir dans leur attitude martiale. Ils ne se reposèrent que deux jours à Paris, festoyés par les habitants. Le duc de Vendôme, qui les commandait, avait mission de marcher sur Senlis contre les ennemis, et de les arrêter dans leur marche. Certes, ce n'était pas avec ce petit corps seul , aidé même des bourgeois, qu'on pouvait affronter une armée entière; mais déjà la face de l'invasion avait changé par les victoires du duc de Guise sur les reîtres et les Aile-

mands. A son tour, la Trémoille, plein d'ardeur, avait soulevé, sur les derrières de l'ennemi , châtelains, nobles hommes et communes, depuis Montdidier jusqu'à Hesdin. Le duc de Guise lui-même , par une marche de droite à gauche, s'avançait de la Meuse sur la Somme, de manière que par l'exécution de ce plan, les confédérés pouvaient se trouver en face du duc de Vendôme , s'avançant de Paris sur Senlis ; puis ils avaient la Trémoille qui les poussait au dos, et le duc de Guise sur les flancs; peu de moyens de retraite leur étaient donc assurés. Ces marches simultanées et intrépides arrêtèrent l'ennemi; les Anglais et les Flamands se retirent en toute hâte pour prendre leurs quartiers d'hiver dans l'Artois, et y attendre les renforts promis par Henri Vlil et Charles-Quint. Sur ce point la frontière fut sauvée par trois beaux noms , certes, qu'il faut glorieusementexalter, ceux de Vendôme, la Trémoille, et de Guise, Guise le plus noble de tous, que nous retrouverons plus tard à la tète de la cause nationale et ligueuse.

En même temps, les Espagnols attaquaient les frontières des Pyrénées sous l'épée de Charles- Quint en personne ; le grand empereur, qui venait de saluer les provinces d'Espagne, profitant de l'en-

thousiasme que partout laissait sa présence , était venU; suivi de ses grands et de ses chevaliers^ assiéger Bayonne, et à ses côtés était le duc d'AIbe^ ce cœur de fer dans un corps de fer. Il y avait longtemps que Charles-Quint convoitait Bayonne comme un point de terre et de mer qui lui ouvrait le royaume de France; les régiments espagnols franchissant sans obstacle le territoire qui s'étend de Saint-Jean-de-Luz jusqu'à laDoure, se présentèrent devant Bayonne , défendue par Lautrec avec une vaillance telle que Tempereur dut précipiter sa retraite jusqu'aux Pyrénées. Les Espagnols se groupèrent alors autour de Fontarabie. Ce ne sont pas toujours les murailles qui préservent les cités, mais les nobles cœurs et les fiers courages. Si Fontarabie était aussi fortifiée que Bayonne, dans ses murs était un chevalier du nom de Frauget, lieutenant dans la compagnie d'armes du maréchal de Châtillon ; jusque-là nul reproche ne pouvait lui être adressé, et il s'était toujours vaillamment comporté. Cette fois , par trahison ou faiblesse , Frauget livra Fontarabie à Charles-Quint, après un siège d'un mois : acte de lâcheté qui produisit une sensation tellement honteuse , tellement indigne dans l'armée, que le roi dut faire un exemple. Voyez cet échafaud

dressé! un homme y monte ^ pâle et défait :

pourquoi a-t-il la tête nue? c'est qu'on Ta dépouillé de son casque; le bourreau lui enlève ses éperons^ sa cuirasse et son cuissard, son épée surtout, car il est indigne de la porter, celui qui vient d'abaisser le gonfanon de bataille devant les couleurs de Gastille et d'Aragon! Ce fut à Lyon^ en présence du roi et de l'armée, que cette dégradation eut lieu. Il fallait réveiller l'enthousiasme des gentilshommes pour l'honneur, et dire à tous que le moment était venu de vaincre ou de mourir. A Lyon, les yeux fixés sur l'Italie, François P*" suivait les vicissitudes de la campagne du Milanais, alors dirigée par l'amiral Bonnivet. Après la fatale défaite de la Bicoque, les Français dispersés avaient cherché un refuge aux montagnes du Piémont; les confédérés restaient donc maîtres d'organiser l'Italie selon leur dessein; les Vénitiens eux-mêmes, délaissant tout à fait la cause de France, avaient soutenu le mouvement purement italien sous l'action du pape. Milan secouait tout vestige de la domination française pour élire duc François Sforza, homme de guerre, d'origine de soldat, nature robuste que les dissensions italiennes avaient fait naître. Sforza avait pour ennemis les Yisconti,

illustre race plus rapprochée des Français ^ car Galéas et Barnabe Yisconti avaient servi sous l'étendard fleurdelisé. L'énergie du caractère de Sforza se manifesta dans cette révolution et dans ce gouvernement de guerre civile ; il garda la couronne ducale intacte sur son front. Prosper Colonne^ Sforza, Yisconti, le 'duc d'Urbin, révélaient des talents militaires purement italiens, sans mélange germanique. L'Italie au moyen âge était aussi fer^ tile en hommes supérieurs que dans l'antiquité ellemême, son époque de grandeur.

Le mouvement rétrograde des Français s'était arrêté dans le Piémont; l'arrivée de l'amiral Bon-^ nivet avec un millier de lances, une bonne infanterie , les archers de la garde , les gendarmes valides , avait permis de prendre l'initiative , et du haut des Alpes on vit descendre une fois encore la chevalerie de France vers le lac de Côme et Milan. De toutes les places qui naguère appartenaient à François P% il ne restait plus à lui que le petit château de Crémone, défendu par trente gentilshommes intrépides, puis réduits par la famine, la guerre et les privations, à huit seuls chevaliers. Leur invincible courage avait résisté à tous les assauts, et quand l'amiral Bonnivet parut dans les plaines

du Milanais^ ces braves et nobles hommes se défendaient encore avec une noble intrépidité. Le château de Crémone devint désormais le centre de toutes les opérations de la campagne. Prosper Golonne^ avec son armée fort affaiblie, n'était point capable de résister seul à l'amiral Bonnivet, décidé à reprendre par quelque grand coup la domination du Milanais. A son tour. Colonne se mit en retraite : pourquoi l'amiral Bonnivet ne marcha-t-il pas sans hésiter sur Milan ? c'est que Sforza et Prosper Colonne réunis avaient encore une armée puissante que venaient de rejoindre les lansquenets allemands. Il faut aussi tenir compte du réveil enthousiaste de Tesprit italien et populaire qui se manifestait partout, et rien moins que favorable aux Français. Entourés d'insurrections , les mouvements de l'a-^ mirai Bonnivet, lents et embarrassés, devaient se réduire à des expéditions de droite et de gauche pour montrer une fois encore la domination des Français en Lombardie : l'amiral entoura Milan. La Monza fut enlevée par un parti d'archers; Bayard resta maître de Lodi; les chocs d'armes se multipliaient avec Sforza, le marquis de Mantoue, et surtout avec Prosper Colonne, le vieillard amoureux comme un enfant de Dona Chiera, la belle Mila*^

naise. Si la chevalerie de France croisait les lances avec intrépidité , les Italiens montraient aussi une remarquable valeur, tandis que Milan , comme un vrai cimetière^ éprouvait les ravages de la peste.

Lamentable calamité en Italie que ces maladies contagieuses si multipliées depuis le moyen âge ! aucun siècle ne se passait sans que la peste noire vînt décimer les populations. Aux xiv* et xv' siècles y lorsque Boccace dictait son Décameron aux jeunes femmes qui , le front étoile , écoutaient ses récits , la peste désolait Florence. Cette fois l'épidémie parcourut comme un cavalier de feu , Pavie, Lodi, Milan/ emportant des masses de cadavres. Gomme si tout devait être contraste, là où le firmament est plus bleu, la mort est plus rapide ; la vigne est bien robuste sur la lave d'un volcan j la prairie émaillée s'ouvre sous les tremblements de terre; l'affreuse vipère siffle sous la rose odorante, et le basilic couronné reflète ses mille couleurs sous le soleil le plus beau. Quand cette calamité pressait Milan, l'amiral Bonnivet n'osa point s'approcher des cités dévastées par la mort ,* il se tint loin des murailles et des tours, et, malgré ces précautions, la contagion vint atteindre les tentes de France; bien des courages se démoralisèrent , car riea

n'abat comme les souffrances du corps et la fièvre brise un colosse. Prosper Colonne, le plus remarquable général de Tltalie, mourut vieillard de quatre-vingts ans * ; il était Romain d'origine comme le duc d'Urbin, populaire comme lui, car au pied du Panthéon il restait les traditions des Fabius et des Césars. A Rome aussi venait de toucher la tombe le pape Adrien ^, élu sous la pourpre de Charles- Quint, pontife de race barbare , comme l'appelaient les Italiens toujours si dévoués aux antiquités, aux grandeurs et à la langue de la patrie. Pour lui succéder, le conclave, après de longues hésitations, choisit encore un Médicis sous le nom de Clément VII ^. Ce nouveau pontife, d'un sang si beau, n'aurait pas sans doute pour Charles-Quint le même dévouement qu'Adrien élevé dans ses palais et son précepteur; mais Clément VII , tout Italien , de la race éminemment patriotique des Médicis, par la seule tendance de son origine, serait en-

* Le 30 décembre 1523. — Belcar, lib. XVII, n*»58.

* Adrien VI mourut le 44 septembre 4523.

' Jules de Médicis. Il était Gis naturel et posthume de Julien de Médicis, assassiné en 4478 ; Léon X, son cousin , après Tavoir légitimé par une bulle , le nomma archevêque de Florence , puis cardinal en 1543. Il fut élu pape le 19 novembre 1523.

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