‹ François Ier et sa courChapitre 2 sur 28 · Augustini Niphi de Viro Àulico lib. I, c. m · texte numérisé non relu

Augustini Niphi de Viro Àulico lib. I, c. m

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lui, et son exemple fut suivi par toute la noblesse française. Le roi bravant la mort, et semblant • même la rechercher, ses courtisans se montrèrent, en cflet, jaloux de demeurer à ses côtés. Ceux qui ne tombèrent pas sous le tranchant du glaive furcnt avec lui faits prisonniers.

Plus tard, on ne sera pas admis à la cour sans avoir fourni la preuve de sa noblesse ; et cette preuve ne sera pas facilement acceptée. Qu'on interroge, pour s'en convaincre, les pièces de l'enquête faite par les ordres de Louis XIV. Mais François veut que toutes les avenues soient libres, et qu'on ne chicane pas les faux nobles sur la date et l'aulorilé de leurs parchemins. Que l'on arrive de toutes parts et que l'on s'empresse. N'a-t-on pas . un nom de terre? On doit en prendre un au plus vile , comme l'Harpale des Dialogues d'Érasme. « Ne souffrez point surtout, lui dit Nestor, que, selon le style du petit peuple, on vous appelle Harpale Cômois; nommez- vous Harpale de Côme :

cette syllabe de est de l'essence du noble*. » Que manque-t-il encore? Une épée à la ceinture, un habit de soie, un bonnet, un pourpoint, des chausses, des souliers tailladés : c'est à ces découpures qu'on dislingue un gentilhomme d'un simple bour^ geoîs. Enfin, que l'on ait au doigt une bague ornée

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