Elogia Scœvolx Sammarthani
dans celle des savants. Les savants étaient alors considérés autant que de nos jours ils le sont peu. Deux siècles plus tard, la prépondérance fut ac- -quiseaux poëtes. Ensuite, la poésie (telle est l'inconstaiice des goûts) céda le pas à un genre subalterne et banal, qui n'avait pas de nom dans les anciennes rhétoriques : nous l'appelons le roman. Le règne dO François P' fut donc le beau temps de
la science et des savants. Le roi en invitait'toujours quelques-uns à sa table : il leur posait lui-même des questions et les excitait les uns contre >les autres, pour tirer profit de leurs doctes querelles. « La table du roi, dit Brantôme, étoit une vraie, école, car il s'y traitoit de toutes matières,, autant de la guerre que des sciences hautes et basses. » De Thou s'exprune à peu près de même : » Le roi François eut toujours autour de lui quelques savants hommes dont il écoutoit attentivement les intéressantes discussions, tandis qu'il étoit à table. 11 se plaisoit surtout à les entendre parler d'histoire naturelle , et il s'instruisit si bien à leur école , que , n'ayant fait aucune étude dans sa jeunesse , il apprit d'eux et sut parfaitement tout ce qu'avoient * écrit les anciens et les modernes sur les animaux , les plantes, les métaux, les pierres précieuses*. >» Il acquit en outre dans leur compagnie , au té-