‹ François Ier et sa courChapitre 23 sur 28 · Thuani historia, lib, III · texte numérisé non relu

Thuani historia, lib, III

moignage de Marino Cavalli, des connaissances très-étendues dans la peinture, la littérature et les* langues ^ Le convive le plus ordinaire de François^ c'était l'évêque de Mâcon , Pierre Duchâtel', Quand il parlait, tout le monde se taisait et prêtait roreille, pour rendre hommage à son incontestable supè» riorité. En outre, lorsque, à la fin des longues soirées de la cour, le roi se rendait dans sa cbamhre, allant goûter le repos de la nuit , Ducbâtel Taccom* pagnait seul dans cette intime retraite, poiir Fentretenir encore jusqu'à l'heure du sommeil des affaires de la rehgion, des sciences, des lettres, ou lire à son chevet quelque auteur ancien. Il choisissait de préférence , pour, ces lectures , les historiens et les tragiques grecs, qu'il interprétait couramment, joignant à son interprétation de doctes commentaires, et il ne cessait de parler que lorsque François était complètement endormi*.

Ce goût déclaré du roi pour les sciences et les lettres opéra dans les mœurs de la noblesse une véritable révolution. Auparavant, la noblesse trai^ çaise affectait le mépris de l'étude. Lorsqu'un jeune homme de condition avait atteint l'âge d'apprendre quelque chose, on lui donnait un cheval, on l'exerr çait à la chasse , et , l'adolescence venue , on Ten^

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