Ibid
voyait à la suite de quelque capitaine faire ses premières armes à la frontière. Il savait alors à peine signer son nomr François se déclara si" vivement l'ami, le protecteur des lettres, l'adversaire intraitable de l'ignorance, que tous ses gentilshommes apprirent à lire et donnèrent à leurs fils des maîtres de langues. Ce fut une l'évolution que, Jean Bodin compare à celle qu'opéra chez les mahomé- , tans le sage Al-Mansour. « On a vu, dit-il, le roi François I" en ce royaume , et Mansor, surnommé le Grand, empereur d'Afrique et d'Espagne, qui commencèrent tous deux, en divers temps et en divers lieirx , de priser les gens de savoir. Soudai» les princes, la noblesse, les ecclésiastiques, le* peuple , s'adonnèrent si bien aux sciences qu'il ne se trouva jamais un si grand nombre de savants hommes en toutes langues et en toutes sciences que de leur temps*. » François aérait pour les lettres tant d'estime, qu'il accordait aux lettrés le privilège du libre entretien. Sur un point, un seul,. il n'entendait pas la plaisanterie : c'est quand D! s'agissait des droits de sa couronne ou de l'honneur de sa maison. Nous avons dit que Bigot fut perdu dans son estime, dès qu'il lui fut signalé comme républicain. On raconte qu'Alamanni lisait ' un jour à ses oreilles le passage du Purgatoire où