‹ François Ier et sa courChapitre 27 sur 28 · Épilogue · texte numérisé non relu

Épilogue

Telle fut la cour de François I". Elle eut , ainsi que nous l'avons dit en commençant, toutes les vertus de ce prince et tous ses vices. Brantôme n'en a vu que les plus beaux côtés et Corneille

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Agrippa que les plus laids*. Mais ne va-t-on pas nous reprocher d'avoir eu pour elle la coupable indulgence de Brantôme ?

Nous sommes jaloux d'échapper à ce reproche.

Les lois de la morale sont éternelles ; nous le reconnaissons. Ces lois condamnent les mœurs relâchées de François I" et de ses courtisans; nous souscrivons à cette sentence. Cependant les jugements de rhistoire ne seraient-ils pas trop sévères , si les fautes personnelles des rois n'étaient pas atténuées ou amnistiées par les grands résultats de leur règne?

Un siècle sépare François I" de Louis XIV. C'est \m siècle de tumultes civils , durant lequel l'esprit français s'aventure dans les directions les plus contraires, et montre dans ses écarts qu'il aime déjà la liberté , mais sans être capable d'en jouir. Quand tout ce bruit s'apaise, quand la paix est revenue, on s'aperçoit que l'anarchie a fait les affaires du principe d'autorité ; et , sur toutes les ruines accumulées par tant de luttes, reparaît la monarchie de François I", galante et magnifique comme autrefols, mais mieux disciplinée, mûre enfin pour toutes les grandes choses que François I" n'avait fait qu'entrevoir.

Entre le caractère de François I" et celui de

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