‹ Francois Jaffier drame en cinq actesChapitre 20 sur 46 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ANTOIN ETTE, DE POMBAL, LEONCE.

DE POMBAL , surgissant entre les deux.

Tu n’iras pas loin pour le trouver.

ANTOINETTE. Ail!

DE pohbal, à Antoinette . Rassurez-vous.

(A Léonce, qui a reculé de quelques pas et le regarde , immobile d’étonnement.') Ne parle plus des assassins de Gondrecourt!... si le sang de cet infortuné doit retomhersur quelqu’un, c’est sur toi !.. . Ah ! tu calomnies une femme qui ne t’a donné aucun droit sur elle, qui ne t'aime pas... que tu n’aimes

f ias toi-même, et tu crois que ce n’est pas à un crime digne de mort? Tu as joué avec une chose sainte, jeune homme, tu es calomniateur et sacrilège !

LÉONCE. Eh bien! vous l’avez entendu, madame?... vous n’avez rienà me dire?...

(Silence.) Adieu !

(11 fait quelques pas vers la porte du fond.)

DE pombal. Ces salons sont pleins de monde, et cette porte ne s’ouvrirait pas pour vous ; si vous vous y présentez , vous êtes mort... Laissez-moi faire, madame... il convient que vous sortiez sans être vu... passez de ce côté ’... vous savez que je ne fais pas de vaines menaces...

Ne parlez à personne avant d’avoir mis le pied hors de cette maison!... Oui, monsieur, c’est mie guerre à mort!

LÉONCE. Allons donc, monsieur!, est-ce qu’un homme comme vous fait la guerre à un homme comme moi?... Vous voulez m’assassiner, et je veux vous livrer à la

* Léonce, M. île Poudrai, Antoinette.

justice... et si je n’écoutais que mon devoir — (Antoinette lui adresse un geste suppliant. ) mais je me contiens à cause de vous... songez à votre sûreté, madame !

tu sort par une porte latérale. Les portes du fond souvient, et laissent voir le mulâtre et un autre homme. Sur uo geste de M. de Pointai, elles se referment.)

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