SCENE II
DURESNEL, qui entre en rivant. LE MU- LATRE, l’ICARD.
DURESNEL. apercevant le mulâtre , fait un geste de surprise, et va vers lui. De la part de fil. de Pombal ?
LE MULATRE. Oui.
DURESNEL , à Picard. Eloignez-vous.
( Picard se retire dans le fond.) Que me veut-
il?
LE MULATRE, lisait tout.
DURESNEL. Tout?
LE MULATRE. Il s’occupe de retrouver celle que vous avez perdue, et il espère réussir. Les démarches que vous feriez de votre coté ne pourraient qu’entraver les siennes. Voici donc ce qu’il m’a chargé de vous dire : Continuez à cacher cet événement à tout le monde. Il y va de l’honneur de fil. de Pombal et du vôtre. Vos plaintes seraient inutiles, car les ravisseurs sont puissans ; laisscz-les faire, et attendez.
duresnel. Les ravisseurs sont puissans..
vous les connaissez donc?
LE mulâtre. Peut-être !
duresnel. filais , du moins , comment M. de Pombal a-t-il appris ce malheur?..
Je voulais le lui cacher, dans l’espoir que mes premières démarches...
LE MULATnE. N’accusez personne de vous avoir trahi. La position de fil. de Pombal, nous oblige à placer nos amis partout, vous le savez... l’un des hommes qui ont fait celle nuit le guet autour de votre maison est un ancien camarade. Il a tout vu, cl m’a tout raconté, ce matin, par hasard, dans une conversation amicale. Ah!
s'il se fut douté qu'il s’agissait de la fille de son capitaine...
DURESNEL. Qu’a-t-il VU?
le mulâtre. Un homme couvert d’un manteau et d’un masque, qui a ouvert aux ravisseurs la porte de vos jardins. Il v a un traître chez vous; mais, par la mort ! nous le découvrirons. M"" Duresnel était plongée dans un sommeil trop profond pour qu’il fût naturel... mais nous saurons. ..
duresnel. Je guiderai vos recherches.
Et que fait maintenant M. de Pombal ?
LE MULATRE. 11 a pris une résolution décisive ; je tic la connais pas... mais j'cspere.. . espérez aussi.
duresnel. C’est bien.
■ Lf roulAtn: sort ; M. Duresnel su promène avec une vive anxiété.) .