MADAME, FRANÇOIS
François, ian t Mrt. Madame! Madame I évanouie! Si foite et si faible! Oh ! comme ils l’ont (ait souffrir! Madame! enlondez-moi 1 écoutez-moi !
madame, <r«»« »oi* uibu. Que veut-on? qui me parle? François. Personne; moi. Jetais là, enfermé, ne pouvant, n'osant sortir, et voiià une heuie que j’assisto à vous, à votre douleur, à votre courage. Al» ! vous ont-ils tous as^et égoïstement et méchamment offensée I quand dos mois qui seraient des cares*e« me sembleraient encore trop durs pour vous! Tenez, ne tue parlez pas do vos seigneurs, princes ou rois, des gens qui ne savent seulement pas comment on soigne les fleurs! — Vous ranimez-vous un petit peu, dites? — Oh! le cœur me battait , me tremblait avec vous! Vous êtes une princesse, une altesse, mais ça ne fait rien, allez I je n’y prendrai pas garde, je vous consolerai, je vous servirai comme si de rien notait, comme une onfant, comme une malade, comme une blessée. Eh bien I se remet-elle la pauvre âme? C’est que j’ai des choses à lui dire, oh! de lionnes pontes choses I et qui est-ce qui sera contente de les savoir? Ah! voilà votre sourire qui revient! allons! jo peux parler, hein? nous y sommes.
madame. Oui, vous êtes un bot» cœur, je le sais, jo le sens, et vous me comprenez, et je vous comprends bien aussi. — Qu'est-ce que vous avez donc à m'apprendre, dites?
François. Ce n’est pas sur le roi. non! sur le païen non plus! — c'est sur mon méchant seigneur qui, pourtant, au fond, n'est pas si raecii.mt qu’il semble.
madame. Abt sur luil et c'est quelque chose de consolant? Parlez, on va venir, parlez vital François. Oui, mais, mon Dieu t je ne pourrai rien exuer, je n'aurai en preuve que ma parole, allez-vous me re?
madame. Oh ! oui, je vous croirai ! je vous croirai, soyez donc tranquille!
François. Eh bien, sur ma vie. Madame. M. do Guiche ne vous a pas rnenli : il est resté à Péronne ces quinze jours, I il n'est revenu quo de ce matin, il n’a donc pas pu voir hier mademoiselle de Montais is; le roi, en donnant sa parole, ne vous trompait pas, mais on l'avait trompé; c'est tout ce que je peux vous dire, mais c’est la pure vérité.
madame. Ah I merci I ah! je vous crois! vous voyez bien comme je vous crois! Mais aussi c'est l'évidence même ce que vous dites. Oui, le comte était sincère, sa colère mémo avait raison, ma pauvre Montalais non plus n’est pas coupable. Oh! jo nmais, je respire. François, ne dites rien à M. de Guiche, rien, vous entendez, je vous en priel c'est à moi, à moi seule de réparer mou injustice et inn cruauté. Oh! merci encore! quel bonheur I quel bonheur! il n'y eut d’injuste et do cruel nue moi!
François. Ah r tenez, vous êtes un ange!
madame. Vous voyez bien le contraire.
François. Vous n’ètes pas un ange, vous?
madame. Hélas! non, mon pauvre garçon.
François. Vous ne vous y connaissez pas! (La paru «u
fond j'ou.r*. Ptialt Punaon précMnnt Iroli Dnann», tenant te bougeoir, et*..,)
pvrnon, ennonçaot Les dames du petit coucher do Son Altesse, (a rnrt.) Ce paysan encore là 1
François. Madame, voilà M. Purnon, et, décidément, il n’y a que lui oui puisse vous expliquer le miraclo de la soustraction dc9 pèches!