‹ Francois les basbleues drame en cinq actes et sept partiesChapitre 34 sur 104 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

L'arail-trln «al Tide. An loin, GARO, HABICHON, reudangeur* et eendangeu*** #p»r* daae la Tlgne. LE CHEVA- LIER, NANTOLILLET, nirent oplhlaatamnl par U

gauche.

le chevalier. Tous vovez, de ce côté, on ne peut sortir que par la maison, survcillez-en les abords. Moi, je garderai là-haut l'unique porte de l’enclos. Une femme ne va pas franchir le mur et le fossé I

nantouillbt. Comme nous l’avons fait, nous, justo ciell Ah! chevalier, où me conduisez -vous? Qu’esl-co que c’est que ce marécage?

LE CHEVALIER, marchant et guettant arec agitation. Ce marécage CSl une vigne, la vigne do François les Bas-Bleus.

nantouillkt. l ue vigne sans treillis et sans festons, une vigne à mémo ! un terrain non sablé et non ratissé, et un air d'une crudité telle que je m’évanouirais si, par précaution, je no m’étais inondé d’eau de la roinede Hongrie! Convenez, chevalier, que nous voici un peu fourvoyés! Il ne faut pas oublier pourtant que je représente Sa Majesté. Je suis en ce moment l'œil du Roi.

le chevalier, locjourt m« «mt*. Eh I c’est pourquoi votre devoir est de surveiller Guiche et de découvrir celle qu’il entraîne dans sa folie.

nantouillbt. Mais est-il à supposer que l'élégant comte de Guiche et qu’une fille d'honneur de Son Altesse se puissent commettre au milieu de ces magots.

le chevalier. Je ne fais pas une supposition, j’ai uno certitude.

nantouillbt. Alors, comment vais-je les démêler dans cette tourbe ? Tous ces rustres sont !p même!

le chevalier, arec imp«ü«nc*. Oh! et le roi ne se fiera qu'à vous! et je ne peux pas même rester avec vous! C’est vous qui devez voir, et moi je ne dois pas être vu.

nantouillbt. Non, puisque vous êtes censé à Villers- Coitcrels avec Monsieur. De plus, je tiens à remplir seul l'office que le roi a confié à moi seul.

le chbvalier. Je le crois I outre ta réputation de mademoiselle de Montalais à sauvegarder, vous avez ici à gagner la faveur du roi, faveur prérieuse pour vous, mon chéri votre noblesse est un peu jeune, elle est de la façon do Ma-

zarin. Votre père ne s'appelait-il pas Chantelonp ? Vous pouvez vous souvenir que ces paysans aiment à m moquer du monde.

nantouillbt. Ai-je la tournure do quelqu'un dont on se moque?

le chevalier. Vous avez de l’argent, au fait! eh bien, usez de votre argent, c’est le plus sùr! montrez votre bourse à l’un de ces marauds, et cachez votre personne à tous les autres.

nantouillbt. Eh ! oui, on sait corrompre les gens! le chevalier. Puis, dés que vous aurez reconnu Guiche et les personnes qu’il accompagne, venez aussitôt me retrouver, sans être aperçu. Il est telle circonstance où je ne craindrais plus de me montrer. nantouillkt. Fiez-vous à moi!

; LE^ciiE va lier. Il le faut bien! Je rejoins Purnon qui a dû voir ce Comtois. A tout à l'heure. Usez de voire argent I (n »ort.)

I nantouillbt. Parbleu I — Mais je ne vais pas descendre à ruser avec des espèces. | Appelant.) Holà! loi, hé! approcho un peu , vilain I

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