‹ Francois les basbleues drame en cinq actes et sept partiesChapitre 4 sur 104 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE CHEVALIER, PURNON, entrant p« U b*l* du fend,

h droit».

LR chevalier. Le marquis achève son exploration des abords du parc: nous, Purnon, à la nôtre, et vite I il no lait pas bon rester sur le terrain de l’ennemi.

purnon. Obi monsieur lo chevalier, j’ai les renseigne-

monts les plus précis : d'aboril, comme maître d'hôtel do Monsieur, je viens acheter des fruits dans ce village de Colombes, et puis Comtois, le valet do chambre de M. de Guirho, — de l'ennemi, comme dit monsieur le chevalier, -r- Comtois nous est tout acquis.

LE chevalier. Mü Iwurso sait cela ; passons.

purnon, dMcn«nt u nuiK.n d« *■«***• Monsieur le chevalier, voici ta maison des Michaud. Tous jardiniers de père en fils. Le roi Henri IV a soupé à Lieursaint chez le grand-père, un soir qu'il s’ était égaré a la chasse. La femme Michaud, veuve depuis cinq ans, a été la nourrice de M. de Guiche. De trois fils, il ne lui en reste qu'un seul, — ce François, — qu'ils appellent dans le pays François les Bas-Bh-ns, probablement à cause...

le chevalier. De la couleur de ses bas. Allez, allez! Et, naturellement, ce François est tout dévoué h Guiche?

pf r ?( o. n. Absolument dévoué. — L'autre pignon du logis donne sur un grand enclos de vigne», et, chaque année, M. de Guiche y vient faire fou ver turc des vendanges, vêtu à la villageoise, le panier au bras et les ciseaux à la main. Il a quelquefois invité h la fêle des dames de la cour; sa sœur, madame de Valentinois, y était l'an passé. M. du Guiche traite François, son frère de lait, presque comme un frère véritable.

le chevalier. Boni mais entre Madame et ces Michaud, qu’osUco donc qu’il y a eu de commun?

purnon. Ahl voici. La ferme des Michaud a brûlé il y a trois ans; c'est dans cet incendie que les deux fils aînés ont péri. M. de Guiche éta t encore en Pologne. Madame savait l’histoire du souper de Henri IV: elle a lait relever les bâtiments à ses frais. Le grand-père Michaud, âgé de quatre-vingt-sept ans. est allé avec François, son dernier petit-fils, remercier Madame, qui lui a dit : a Vous ne me devrez rien, vous me ferez porter, tous les ans, un panier de vo» plus beaux fruits, et nous serons quittes. • Et chaque année nous avonf reçu un panier de? plus magnifiques péchas.

le chevalier. f?ert cela, jo comprends: François les Bas-Bleus est reconnaissant ii Madame. François les Bas-Bleus est dévoué à Guiche; il y a là un lien brut trouvé. iPmii \«ilooiiiet) — Le marquis I — Pu mon, vous me retrouverez ici; alloz maintenant remplir auprès de ce François la commission

de Madame. (l'union monte dan* la iiuImu.'

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