SCÈNE III
MONTALAIS, puis LB CHEVALIER.
montalais, irai*. Même vaincue, elle m’écrase encore! Ahl quand et comment avoir mon tour?
le chevalier, ratraot. Nous pouvons, je crois, Madame, nous entendre là-dessus.
montalais. Le chevalier I
LE chevalier. J’étais là, je sais tout. Oh! vous n’avez rien à craindre de moi. Notre cause est commune. Nous n'avons pas une minute à perdre; j’ai blessé monsieur de Guiche, mais pas assez grièvement pour qu’il ne trouve la force d'arriver d’un instant à l’autre. Quelle est votre volonté? montalais. De les séparer, de me venger!
le chevalier. Bien! j'aime voire colère et votre passion. Nous allons au même but par la même voie. Ces précieuses lettres feront notre moyen. Je ne vous demande pas de me les remettre; je ne voudrais pas I» recevoir. Vous ne devez les rendre qu'au roi, et il faut que le roi voua les demande et ne puisse faire autrement que de voua les demander.
montalais. Comment y arriver?
le chevalier. Cela me regarde. Voulez-vous bien seulement écrire quelques lignes sous ma dictée : faaouuu ruiM è >• ubi* *t eraos dm pma*.) ■ J'ai entre les mains des lettres de monsieur de Guiche à celle dont le roi cherche encore le nom ; je prends l'engagement de les remettre à Sa Majesté. Laure de Montalais. » ( m«.uuk lui mi u , Vous êtes fière et résolue, mademoiselle I montalais. J’ai été humiliée et défiée, monsieurt le chevalier. Maintenant, le marquis de Nantouillet, atteint aussi dans la mêlée mais sans aucune gravité, \a me rejoindre ici tout à l'heure. Il est utile, ce me semble, qu'il ne vous voie pas ; il sera bon que vous n'ayez paru en aucune sorte dans l'échappée d'aqjourd'hui.
montalais. Que faut-il que je fasse ?
le chevalier. Retournez seule à Paris dans la voiture que vous trouverez à la grille. Le marquis pour le roi, et moi pour Monsieur, nous ramènerons Madame.
montalais. Monsieur de Lorraine, au revoir.
le chevalier. Quand je vous reverrai, mademoiselle, ils seront séparés et vous serez vengée.
montalais. Mercil (eu* wrtpwu «uem.)