SCÈNE VI
Les Mêmes, FRANÇOIS LES RAS-BLEUS, n
s'svaar* la télé puncta A*. 4‘nn pu» les <tmx l’at-
troiInnL l*« hra« ffula^». iftbout 4» rh.qus rAt* <l« U table. Il arriva sa mibra d'ellts, bh-I aaa d-ji mata* sur U tabla, *t les rsfsrto.
RARICHON. aprto n «Dance. Eh l>en ?
LA MÈRE MIC II Al'D. I.ll Im'II ?
François, Miriaoi. Eh len ? et celte omelette ?
RARICHON. les bras lut tombent. Ah !
L v mère mi chaud. Comment I celle omelette?
François. L'omelette au lard — que j’avaiH demandée, la M k u k MicHAun. Mais quand l us-tu demanda» ? ba hic nos. Il y a deux jours de ça I François. Deux jours! «lors raison de plus pour qtio l'omelette soit cuite.
la mère mcuAUD. Tu n'as donc pas déjeuné, malheureux ?
François, sa r^cri*Bt. J’ai déjeuné, mère! — mais je crois que c’était hier soir.
LA MÈRE MIC H AUD. Ab! lescélént! (CMN« I l« Mlwi R appelant. Périno!
François. Oh! elle est fâchée, la mère. Tu es fâchée aussi. Babichon. Ah ! et moi donc nlrus, comme je suis Mcbél babichon. Oui. vous être fâché après, el vous recommencerez ensuiiH. D'où venez- vous, voyons?
FRANÇOIS. Kh! mois, du labyrinthe.’
rarichon. Et qu’est-ce que vous y faisiez?
François. Dame! qurei-co qu'on fait dans un labyrinthe'* on s’y perd. Paul croire oue je m’y aérai perdu.
ha a ic n on. Et eoameot ne ty a-t-on pas trouvé? No t’en souviens-tu point?
fr ançois. Qu'ret-co que tu veux, Babichon ? mon coeur a pris toute ma u>émoire.
■ a bichon. Son coeur! gageons qu’il aura encore suivi le vent do quelque cornette.
Fr ançois. C'est gentil, une blanche cornette qni vole! Ah! Babichon, je ne sais pas si j’y mets du mien, mois je trouve qu’il y a une quant>té elonuâme de belles choses : les bdlre Q<>urs, les beaux fruits... bahicuon. Les belles fi lire.
François. Eli bien, quoi i une jolie joue me plat! comme une julie pèche, el une jolie bouche comme une jolie cerise. J’aime ce qui est joli! ou est l'ollèn-e ?
babichon. Si vous aimez toute* les jolies filles! François. Ehl mon Dieu! qu’est-ce que ça leur fait? VoiJâ monseigneur, M. de Guiche. qui Ire aime pour lui, mais moi je Ire aime pour elles. San» intérêt, gratis. Et je les aime toutes, Ba bichon, en attendant qu’il y en ail une qui m’aime.
babichon. Et, en attendant, vous leur dites à toutes que vous les trouvez jolies ?
fr ançois. Dame! je ne sais pas mentir. Je t’ai dit aussi ta vérité à toi. Du bichon.
rarichon. Vlà un beau venez-y voir! il se perd dans 1rs labyrinthe», il se parla tout seul, il oublie toujours sa bourse, souvent son chemin, quelquefois lui -même. Ahl comme il oublierait sa femme!
François. Quuni à ça!...
babichon. Va! va! lu es gentil. François, et de fin parler, mais tu n'es point do lu fariuo dont on fait le pain de
ménage: on ne peut pas manger tous les jours de la brioche. Tenez, il no m'écoute déjà plus.
François. Chutl j'écoule l'omelette, (seoir* u mfr* iicmoa
portent ut omeletU. I or eerrenl* la Mit arec an co*rwl et aae boaletUe.)
Hé I la voilà, celte omelette jolie!
la mère miciiaud. Mangez, mauvais sujet.
François. C’est égal! jolie omelette, tu es bien appétissante, et croustillante, et odorante, mais je ne te regarderai seulement pas que la mère ne m'ait embrassé.
la mère miciiaud. Jo ne voua aime plus.
François. Menteuse I
la mère miciiaud. Et je ne nous embrasserai pas. François. Et moi, tant pisl je ne mangerai pas! Tiens donc, il y a aussi deux jours que je jeûno de ton baiser l mos dents ont faim, mais mes lèvres ont la fringalel la mère miciiaud, i>mVn*«Mi*t. Ab! grand cajoloux! — Allons, maintenant tu es rassasié, mange.
ba bichon. V là comme vous lui pardonnez, ma tante, quand...
François. Tais-toil ba bichon. Quand vous disiez...
François. Veux-tu te taire!
ba ri cii on. Quo vous le gronderiez de façon...
François. Ah! je te formerai bien la bouchot (n r«n-
Wtue-1
caro, rjoi lUTtent. Eh ben I eh ben I
François, ne rihium. A ta santé, mon garçon!
b a bichon. Garo, qu'esl-ce que tu veux qu'on lui dise?