‹ François RabelaisChapitre 3 sur 8 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

« revanche originale et savonreuse. An sujet « d'un certain nombre de poètes, il a re- « cueilli des traditions qui ne revivent que «c dans son manuscrit. Au sujet d'un plus « grand nombre encore personnellement € connus de lui, il nous révèle une foule <i d'intimes particularités que, sans lui, nous « ignorerions à jamais. Ajoutons qu'il se «c montre partoiit impartial , judicieux et <E que presque tous ses arrêts restent des « arrêts sans appel. De nombreuses infor- « mations bibliographiques viennent encore « augmenter l'importance de chaque notice.

€ Tout cela forme un ensemble de rensei- « gnements d'une inappréciable valeur, et « comme n'en possède aucune autre littéra- « ture. D

CoUetet mourut en 1659, avant d'avoir pu terminer cette galerie si curieuse des poètes français. Quelques notices sont à peine ébauchées, d'autres n'ont pas été entreprises, et ce sont précisément celles qui devaient offrir le plus d'intérêt, celles des contemporains, des amis de l'auteur : Malherbe, Théophile Viaud, Maynard, etc.

Quel fut le sort de ce travail inachevé ?

Le Père Lelong, ce laborieux bibliogra.

phe qui jeta, en 1719, les bases de cette Bi-

AVAHT-FBOPOS IX

UioMque hiaiton^iqw de France, portée à cinq Telumes in-folio, grâce an sèle de Fevret de FonAette^ et totijonrs utile malgpré bien des lacnnesy le Père L^ong nons apprend que le mannserît était, dans les premières années dn dix-huitième siècle, la propriété d'un liforaore de Paris, F. Delanlne. La reiiye de ce bibliophile chercha en tain quelqu'un qui eût le désir de tenter Timpreseion ; M. Liyet, d^ms tine note de son édition de V Histoire de V Académie franqodee^ par Pélisson et d'Olivet, avance qu'on conmiença cette publication , maïs qu'on ne dépassa point la |yremière feuille. En 1772, le tra- YÛl de GoUetet était aux mains d'un autre libraire, Claude Martin, et sans qu'on sache par quelles vicissitudes, il entra, à l'époque du' premier empire, dans la bibliothèque du Conseil d'Etat ; il passa ensuite dams celle de la Couronne, déposée au Louvre, et c'est là qu'il jouit d'un honorable asile. JX a d'ailleurs été consulté fréquemment ; M. Sainte- Beuve avertit, dans une note de son Tableau de la poésie française au seizième siècle, qu'il en fait un usage perpétuel ; M. Feugère y a glané avec habileté pour écrire ses Caractères et portraits littéraires du seizièm^ siècle.

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