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L'auteur des Causmea ctun curieux^ M.
Feuillet de Gonches, qui sait tant de choses et qui les sait si bien, a dit de son côté :
« H est, en vérité, bien extraordinaire qu'un D travail si utile et si riche en curieux détails € sur le monde des lettres, ne s'imprime pas € à une époque où les plus misérables roga- « tons du X VIP siècle sont exhumés si pieu- (L sèment. » On annonçait, il 7 a quelques années, que M. Charles Asselineau allait enfin mettre au jour ces biographies; mais il 7 a là encore à constater un ajournement qui s'ajoute à tant d'autres.
Constatons du moins, faute de mieux^ quelques publications partielles qui ont devancé la nôtre.
La notice sur Eonsard a trouvé place en tête de la jolie édition publiée par M. Prosper Blanchemain, des Œuvres inédites de ce poëte.
Celle sur Pierre de Brach, a été insérée en tête du second volume dee Œuvres de de ce bordelais, mises au jour avec le plus grand soin par M. Reinhold Dezeimeris.
Un service encore plus grand a été rendu aux amis des lettres par M. E. Gellibert des Seguins, président de la société archéologique et historique de la Charente, lequel
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a prêté les ressources d'une typographie élégante aux biographies de qnatre poètes angoumoisins : les deux Saint- Gelais, Marguerite d'Ângoulème et Jean de la Péruse.
Ehifin, M. Tamizey de Larroque a pris la peine de transcrire les vies de six poëtes gascons (Bernard du Pocy, François de Belleforest, etc.) ; il y a joint des notes trèsinstructives, et le tout a paru dans la Bévue de Oascogne^ publiée à Auch, 1865 et 1866 ; quelques exemplaires ont été tirés à part.
Nous savons que le laborieux éditeur se propose de faire connaître ce qui concerne les poëtes bordelais.
S'il faut renoncer à l'espérance de voir paraître une édition complète du manuscrit de Colletet, flattons-nous du moins de l'idée d'en obtenir des publications isolées qui finiront par mettre sous les yeux des amis des lettres tout ou presque tout le travail du vieil académicien. C'est dans ce but que nous venons mettre au jour ce qui concerne le plus grand écrivain que la France du seizième siècle puisse montrer. Nous convenons que la notice consacrée à François Rabelais aurait pu être plus étendue, plus nourrie de faits ; toutefois, elle mérite certainement d'être lue. Nous y avons ajouté
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quelques notes. Il eût été facile de leiir douner bien plus d'étendue ; mais nous av<»i8 tenu à nous renfermer dans des liaiites étroites. Nous renvoyons parfois à diverses éditions de Babelais, notamioent à De L'Aulnaye dont le travail, réimprimé à diverses reprises, ofifre une utilité réelle; nous mentionnons aussi l'édition due au bibUophile Jacob (Paul Lacroix), qui ocoitient d'importantes additions et variantes pour le cinquième livre. Nous avons c^asulté pasfob l'édition dite Variorunif publiée en 182:8, en neuf volumes in-8, dans lesquels MM. Esmangeart et Eloi Johanneau ont accumulé les interprétations les plus forcées pour établir que chaque passage de Rabelais était une allusion historique à un événement, à un pwsonnage de l'époque. Nous avons eu sous les yeux le vaste travail de l'all^iumd Bégis, qui a joint à une traduction, bien faite d'ailleurs, du texte de Babelais, un w>lume de près de 1500 pages, j^mpli de choses relatives à Babelais et de notes qui ne sont prises qu^en version de celles des Va^ riamm; il a peu ajouté du* sien. En fait d'é^ ditions récentes, nous avons consulté celle de M. Jannety offrant un texte revu ayec soin sur les impressions originales découvertes
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depuis peu de temps (il n'eu s para que le premier volume), etcelledue à MM. Bui^and desMaretz et Ratbery, exécutée avec le pins grand soiu, et que recommaude son cornmeutaire sucoint et aussi judicieux qu'instructif.