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tùm se retroaye aussi dans l'édition de MM. Burgaud Des Maretz et Bathery, tome H, p. 498 — 618, avec des annotations succinctes et judicieuses. Nous trouYons au catalogue du libraire Potier, à Paris, 1867, No 2817, au prix de 100 fr., un livret de Sff. intitulé : «La Prognostication et amples predic> « tionB à tousjours et jamais, à commencer de oeste « présente année, composée et calculée par messire « Panthalumus, grand docteur en Asgorine, resi- « dant es villes récréatives et joyeuses. » Paris, sans date, C. Nyverd. Cet imprimeur exerçait de 1535 à 1670. Le livret en question est tout simplement la PantagrueUne PrognosticeUiony mais il n'y a que six chapitres, comme dans les deux éditions originales.
(*•) Page 24. — Ce témoignage paraît positif; mais ce manuscrit est sans doute détruit ou égaré depuis longtemps. Il nous semble qu'aucun des éditeurs de Rabdiais n'en a en connaissance. H y a là un but de recherches actives.
(*•) Page 26. — Cette épigramme est insérée dans les Œuvres de Marot, La Haye, 1700, tome U, p. 406 ; elle a été reproduite par quelques éditeurs Se Rabelais, notamment par De L'Aulnaye, 1885, p. 892.
(*) Page 30. — Parmi les écrivains du seizième siècle qui ont parlé de Rabelais et dont Colletet ne fait pas mention, nous signalerons :
Noël Du Fail : « Tels discours.... sont pleins de « mille et mille fictions tirées des poètes, sans la « cognoissance desquelles ne peut parfaitement « gausser celuy qui en veut faire estât, comme Pont f eçen très-bien pratiquer Rabelais et Désaccords, « scientifiques gaussenrs. » (Omtea éPEvirapd^ Epiêtre de ^Imprimeur), . .- -yr^ ^
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Heniy Esiieiiiie : « Qui est celny qui ne sçait « que noetre siècle a f aict revivre on Lacian en un « François Rabelais en matière d'écrits brocar- « dant toute sorte de religion ? • (Apologie pour Hérodote, chap. XIV).
Montaigne : « Entre les livres simplement plai- « santB, je treuve des modernes le Decameron de « Boocaoe, Rabelais et les Baisers de Jehan Second « dignes qu'on s'y amuse • (Essais, liv. n, chap. X).
Citons aussi les auteurs de la Satyre Memppée : Rabelais a passé tous les autres en rencontres et « belles robineries, si on veut en retrancher les quo- « libets de tavernes et les saletez de cabarets » (édit de 1726, tom. I, p. 226).
C*') Page 31. — La Doctrine curieuse vit le jour à Paris, 1623, in-4o. C'est le seul ouvrage de Garasse que les curieux recherchent encore ; c'est une singularité littéraire de haut goût^ pleine d'une énergie burlesque, remarquable par le débordement des injures et la richesse des imprécations. Transcrivons une partie du passage consacré à Rabelais, et bien modéré relativement à tant d'autres : « Les « libertins ont en main Rabelais comme l'enchiri- « dion de leur libertinage. Ce vaurien ne mérite « pas la peine qu'on en parle ; je dis seulement que « pour le bien qualifier, il faut dire que c'est la a peste et la gangrène de l'esprit de dévotion ; il a « fait plus de dégâts en France par ses bouffone- « ries que Calvin par ses nouveautez. i» La Doctrine curieuse donna lieu à de vives polémiques dont nous n'avons pas à nous occuper. . Garasse avait péché par l'excès d'un zèle peu éclairé ; il mourut à Poitiers en 1631, victime de son zèle à assister des pestiférés ; une pareille mort compense bien des torts. M. Charles Nisard lui a récemment con-
sacré im volnme intéressant. Garasse fit paraître à Bmxelles, en 1620, on livre intitulé le Rabelais réformé par les mmisùres ; c'est une vive attaque contre des ministres protestants et surtout contre Dn Moulin que le révérend Père signale comme un imitateur de Babelais ; cette satire lourde et dépourvue de tout intérêt, eut, à son apparition, un succès que constatent diverses éditions.
Parmi les adversaires de Rabelais, on peut signaler égalemefit Gabriel Puits - Herbanlt, moine du couvent de Fontevrauld, qui, dans un ouvrage intitulé : TheoHmus sive de ioOendis et expwrgamdis nuùis Ubris, Paris, 1549, in-8<^, met aux prises deux interlocuteurs, Théotime et Nicolas, et s'emporte en invectives contre m^tre François qu'il déclare avoir atteint le comble de la midice : « Nihil ad absolutam improbitatem defuisse. »
(*) Page 81. — D'après Bemier, Ronsard, irrité des railleries continuelles de Rabelais, au sujet de son logement au haut d'une tour et de sa toilette en désordre, mais n'osant l'attaquer de son vivant, attendit sa mort et se vengea en écrivant son épitaphe qu'il intitula celle d*ung bon Biberon. H Quelque lourde et plate que soit cette pièce, nous croyons devoir la reproduire; » ainsi s'exprime De L'Aulnaye (voir l'édition de 1823, tome IH, p. 643). Régis a inséré cette pièce, p. 1373 — 1377; il observe que dans quelques éditions des œuvres de Ronsard, notanmient dans celle de Lyon, 1592, tome V, p. 251, on trouve des passages qu'on chercherait en vain dans le texte publié par De L'Aulnaye, et il ajoute que cette satire pourrait bien être dirigée non contre Rabelais, mais contre un de ses imitaiteurs et contmuateurs.
(*) Page 34. — C'est dans le sixième livre : De
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vita êcia^ que de Thon entre dans ces détails, et il insère une pièoe en ren latins qu'il improvisa et qa'il suppose prononcée par Rabelais. Régis Ta reproduite en entier, p. 1371 ; nous nous contenterons d'en transcrire les deux premiers yers :
Sic vixi ut vixine mihijocus, utque legenti Quo8 vivu8 êcripii^ êitjocuê uaquejocos.
Dans son Hùtoirêy de Thou, à la fin du livre XXXTX, indique em passant les livres de Rabelais « quos ingenîoea magis quam onudoo irxeprehennblli jocandi libertato scripait. »
(*) Page as. — F. Baoonis» Dt oMgmeniiê êeimiianm, 1638, lib. VI, c. 1. Régis a traïuerit ce passage, p. 1381.
(") Page 36. — Ce catalogue satirique, véritable modèle du genre, a été de la part de M. Paul Lacroix l'objet d'un travail q>écial, étendu, publié à Paris, en 186S, à la librairie Techener (in-8«).
D'après le Mcantid du lÀhmire^ habituellement fort sobre d'éloges, on trouve dans ce volume, à la suite d'une fort bbnne notice sur la Bibliothèque de Saint-Victor, des recherches savantes et des conjectures ingénieuses sur les livres que Rabelais a indiqués dans son catalogue fantastique. Dans l'édition VanonaUy le commentaire qui accompagne ce catalogue est tellement étendu, qu'il s'étend de la page 167 à lapage 244 du tome m.
(**) Page 36. — Voulté, dont les poésies latines ont été publiées sous le titre de Jocamia VwJUeii Remensis Epigrammaium. Kbri IV. Ejusdem XeniOf Lugduni, subsento Basiliensi, M.D. XXXYII. Peu de personnes iront y chercher les six vers ad Rahelœsum qu'on y trouve, p. 61 ; nous allons les transcrire :