Bût, deê Révolutions de Hongrie — Mémoires — Acsàdy, etc
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core, il le faisait monter à cheval, remmenait eii promenade^ à la chasse, etc. Le comte mourut pendant que François était encore en Bohême^ ce lui fut un grand chagrin, car il perdait un protecteur qui avait eu pour lui une affection presque paternelle. François resta en rapports avec la famille Slavatha et lui témoigna, lorsque l'occasion s'en présenta, toute sa reconnaissance.
Pendant les vacances, François, qui faisait quelquefois des excursions aux environs, accompagnait les religieux dans les visites qu'ils rendaient aux maisons de leur Ordre, situées en Bohême et en Silésie.
Quand il eut, grâce au temps, recouvré le calme, il se mit à l'étude avec ardeur, car tout lui paraissait intéressant et il éprouvait un grand désir de connaître, notamment, les secrets de la nature ; il avait beaucoup de goût pour les sciences naturelles et pour l'astronomie, il restait quelquefois des heures entières à contempler, d'une fenêtre du collège, la marche des étoiles, il lisait avec passion les livres traitant de ces sujets ; il avait aussi du goût pour les mathématiques et suivait, du reste, tous les cours avec assiduité ; il s'assimilait facilement ce qui était enseigné ; cependant il se plaignait qu'il y eût trop de récitations et
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pas assez d'explications^ ce qui ne l'empêcha pas de passer fort brillamment, au bout de trois ans, les examens qui terminaient les études au collège de Neuhaus.
Un Jésuite, le P. Melchior Guttwirth, lui dédia un livre de poésies ayant pour titre : Amores Mariant. Ce livre était orné du portrait du jeune prince à Tàge de quatorze ans. Il portait alors des vêtements à la mode de la cour de France et ses longs cheveux bruns, bouclés, flottaient sur ses épaules.
L'année scolaire suivante, conformément aux instructions du cardinal, il commença ses études à rUniversité de Prague. Il s'y trouvait avec d'autres élèves du collège et on leur adjoignit un religieux de Neuhaus qui devait leur servir de mentor et de répétiteur, malheureusement il n'était pas de force à donner au jeune Rékôcziles éclaircissements qu'il ne cessait de réclamer sur les sujets qu'il avait à étudier. Pour combler les lacunes qu'il constatait dans son instruction, François se mit à lire un grand nombre d'ouvrages de philosophie et il tirait lui-même les conclusions de ses lectures. Il dessinait, traçait des plans, faisait des calculs à l'infini, mais tout cela sans direction, au hasard, et ses maîtres constataient.
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avec éloge, dos progrès qui ne satisfaisaient pas Tétudiant. Après les heures consacrées à Tétude, il avait, pour unique distraction, le jeu de billard où il trouvait comme partenaires les religieux et ses maîtres.
Pendant Tannée scolaire de 1691-92, le jeune prince s'adonna plus spécialement encore à l'étude des sciences naturelles ; il obtint de son tuteur, à cause de la rigueur de Fhiver et de la distance, Tautorisation d'habiter, avec son pater gubernator, plus près de l'Université. Il était alors dans sa seizième année ; son développement physique avait marché de pair avec ses progrès intellectuels et, au moment opportun, il lui manqua les conseils éclairés d'un ami sérieux. Il s'adressa bien à son confesseur qui lui recommanda la prière et quelques exercices de piété ; c'était peu pour calmer la nature ardente d'un jeune homme*. Quand le prince Râkôczi put rentrer en possession de sa fortune, il fit remettre, au collège de Neuhaus, une somme de 20.000 florins, comme don, en souvenir des cinq années qu'il y avait passées.
1. Dans ses Mémoires^ il écrit, qu'à cette époque, pour la première fois, il sentit que non solum animus^ sed etiam caro sumus, et très franchement, il ajoute : Hic annus setatis mem 46 fatalis fuit puHtati meœ in qua me ad illum usque conserva'veratgratia Tua.
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Pas plus que son frère, la princesse Julîanna n'avait de goût pour la vie religieuse. Son nom et sa fortune, sa beauté et son esprit, attiraient de nombreux prétendants ; le cardinal repoussait toutes les demandes en mariage, mais un jour vint où un guerrier l'emporta sur lui. Pendant que le cardinal Eollonics était au conclave qui devait faire pape Innocent XII, Ferdinand Gobertd'Aspre* mont-Linden, comte de Reckheim, général dans l'armée autrichienne, et appartenant à Tune des plus nobles familles de la Belgique, demandait à la cour la permission d^épouser la jeune princesse IUk6czî ; il l'obtenait, ainsi que le consentement d'Hélène Zrinyi, et, le 24 juin 1691, il conduisait sa fiancée à l'autel^ avant même le retour du cardinal, de Rome^. Le mariage avait été célébré au couvent des Ursulines, sans pompe et dans l'intimité ; ce fut seulement après la cérémonie que le comte régnant de Reckheim en fit part officiellement aux souverains qui lui adressèrent les plus chaleureuses félicitations d'avoir le bonheur d'être uni à la famille Râkéczi *.
1. Mater mea eum {Aspremontium) plurimum dilexit, et Kolonicsio, Ronue in conclave electionis Innocentis XII existente, mtUrimonium caneentiente matre, benedicente Episcopo Viens nensi eantractum, et demum sorore e claustro insciis Monialibur eggresea consommatum est, (Mémoires.)