Mémoires
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hommes, lui qui se vantait d'avoir taé soixantedouze officiers allemands ^ Le valeureux Bottyén disait : « Si l'on ne peut plus avoir confiance en personne, s'il n'y a plus d'espérance, mieux vaut accepter l'amnistie et faire la paix*. »
Heister poursuivit le « gibier Kouroucz » avec autant d'impitoyable cruauté que de persévérante férocité '. L'une après l'autre, les forteresses tombaient au pouvoir des Impériaux. Eger, Eperjes, Bdrtfa, les villes minières, leur appartinrent bientôt, ce qui privait Rdkdczi de toutes les ressources qu'il tirait encore des mines; la France n'envoyait plus de subsides et les moyens matériels man-' quaient pour la continuation d'une lutte dont l'issue n'était plus douteuse. Cependant R&kôczi convoqua encore une assemblée à Sâros-Patak. On y prit la décision d'envoyer à Vienne un commissaire royal, Gabriel Tolvay, retenu depuis longtemps prisonnier ; il était porteur de propositions de paix de la part des confédérés ; on les accueillit sans empressement.
Joseph V souhaitait et espérait mettre fin à la