ThalyK. : Arch. Rakocsianum
3. ... Brbittert schnitt Heister mehreren Gefangenen der Confederirten Naeen und Ohren abt und schickte sie so nach Hau»e. Engel : Geschickte.
DIETE d'ÔNOD, paix DE SZATMÀR 313
guerre sans recourir à un traité. Pendant que les années impériales avançaient dans les comitats du Nord, il convoqua, pour le 16 mai 1709, le Parlement interrompu Tannée précédente à Presbourg. Par un rescrit, il promettait de donner satisfaction à quelques revendications, et, de plus, amnistie complète était assurée à tous ceux qui feraient leur soumission dans le délai d'un mois, excepté cependant à Ràkôczi et à Bercsényi. Quelques comitats et quelques villes jurèrent fidélité au souverain, et quand il se fut rendu compte que c'était la question religieuse qui retenait les protestants autour du drapeau de Ràkôczi, il fit déclarer que, de même qu'il désirait que les églises fussent rendues aux catholiques, de même, il voulait que les protestants jouissent en paix de toutes les libertés accordées par les traités antérieurs.
Ràkôczi s'était adressé au roi de Suède, au czar, mais en vain. En Angleterre, les circonstances le servirent mieux ; en envoyant son nouvel ambassadeur, lord Petersborougb, le gouvernement anglais le chargea d'intervenir énergiquement, auprès de la cour, en faveur de la paix. L'empereur, qui voulait éviter l'immixtion des puissances étrangères, se hâta, et pour commencer rappela Heister, « plus redoutable par sa
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cruauté que par son mérite ; » il le remplaça par un Hongrois, le feld-maréchal Jean Pâlffy, chargé de mettre fin à la guerre ; « on renvoyait, parmi ses compatriotes^ avec une épée, non avec une branche d'olivier *. » Néanmoins, il était animé de dispositions pacifiques, et il entama des pourparlers qui, plus tard, donnèrent les résultats désirés. Tout le monde voyait que la paix était nécessaire pour que les Allemands ne pussent pas considérer « le pays comme conquis parles armes ».
Ràkôczi suivait avec anxiété les événements qui se déroulaient en France ; mais les revers se succédaient et les conférences de La Haye cessèrent sans que la paix eût été signée ; cependant le ministre Torcy promit encore à Vetésy le paiement de l'arriéré des subsides*. Râkôczi les attendit en vain, cependant la cour de France lui accorda une satisfaction en rappelant son ambassadeur, le marquis Des AUeurs qui, par ses propos mordants et sa malveillance, irritait le prince.
Au commencement de 1710, Râkôczi, ayant réuni quelques régiments du roi de Suède, qui après la défaite de Pultawa, erraient auprès de la frontière de Transylvanie, tenta une nouvelle bataille ; il