‹ François Rákóczi II, prince de TransylvanieChapitre 49 sur 65 · Lettre de dément Mikes, Rodosto, 28 mai · texte numérisé non relu

Lettre de dément Mikes, Rodosto, 28 mai

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et son fils se rendirent en France ; le comte Michel Csdky qui resta jusqu'à sa mort et dont les enfants . obtinrent Tamnistie de la cour de Vienne ; Sigismond Zay, Nicolas Sibrik de Szarvaskend, Clément Mikesqui restèrent jusqu'à leur mort ; le colonel Adam Jévorka qui vécut aussi en France et en Pologne ; un religieux, Jean Radalovics, qui avait été le confesseur de Râkôczi ; Tabbé Le Roux, un prêtre français, que le prince employait à des missions diplomatiques^ mais qu'il renvoya en France, en 1723; il le remplaça par unCamaldule qu'il fit venir de Grosbois; l'abbé Damofili ; le docteur Lang ; le colonel Jean Jacob Gharrière, qui s'était vaillamment comporté^ comme dragon, en 1710, et qui vécut fort âgé, avec sa fille, à Rodosto ; Louis Bechon, le secrétaire français de Rdkôczi, et, plus tard^ de son fils; le comte Antoine d'Absac, autrefois colonel^ devenu diplomate, et qui négocia avec le cardinal Alberoni ; les frères Vigoureux, diplomates français que Ràkôczi envoya, en 1729, à la cour de Pologne et à la cour de Prusse; Paul-Guillaume Rohn, qui succéda au vieux et fidèle secrétaire allemand, mort en 1727 ; Rohn était à la solde de l'ambassadeur d'Autriche^ à Constantinople, et espionna le prince jusqu'à sa mort ; Louis

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Molitard, capitaine de la garde du prince ; Chênevière, capitaine français, qui rendit des services diplomatiques à Rdkoczi ; François Kajdâcsy, le filleul de Râkôczi, etc., etc. Quelques daines aussi faisaient partie de la colonie, comme le prouvent les registres tenus à l'église catholique ; décès, naissances, baptêmes, mariages, tout était inscrit et les noms soigneusement relevés, ce qui permet de suivre, pendant un siècle et demi, la diminution progressive des Hongrois, venus de leur patrie, et, presque de nos jours, la disparition des derniers représentants de cette colonisation invo* lontaire.

Occupé, en apparence, à des travaux matériels, faisant bâtir et planter, rédigeant ses Mémoires et des ouvrages spirituels, Râkôczi n'oubliait pas la politique: il continuait à correspondre avec quelques puissances, mais ses propositions trouvaient peu d'écho. Il fit parvenir en France une lettre dans laquelle il exposait que la puissance de Tempire ne pourrait être atteinte et atténuée que si Ton parvenait à en détacher la Hongrie et la Transylvanie ; mais le duc d'Orléans et le ministre

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Dubois voulaient la paix et Ton ne prêta nulle attention aux propositions du proscrit.

Les exilés étaient trop éloignés et peut-être trop surveillés pour que leurs plans politiques pussent arriver à la réalisation, cependant l'isolement deRâkôczi n'avait pas, au début, beaucoup diminué son influence sur la politique turque; lorsqu'en septembre 1721, de nouvelles difficultés s'étaient élevées entre la Turquie et Venise, Rdkôczi avait écrit à Ibrahim pour lui faire observer le danger que présenterait une nouvelle guerre, tant que la Turquie n'aurait pas d'alliés, ses explications frappèrent vivement le grandvizir et la guerre n'eut pas lieu *.

En France, on écouta moins les paroles de Rdkéczi. Quand, en 1720, le sultan envoya Mehemet-effendi à Paris pour faire part du succès obtenu par la France au sujet du Tombeau de Jérusalem, le prince demanda à Mehemet d'entretenir Dubois de ses intérêts. Mais le Turc ne voulut pas comprendre qu'il s'agissait du désir de Râkôczi de revenir en France et il n'en dit pas un mot au ministre ; aussi lorsqu'il fut de retour en Turquie, vers la fin de 1721, le prince éprouva-t-il

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