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CHAPITRE VI

Fixin et le capitaine Noisot. — Statue en bronze de Napoléon (1847). — Le banquet de la salle de Flore. — Rude « démocrate radical » et fanatique de Napoléon. — Le Tombeau de Godefrov Cavaignac ( 1847 . — ^e « réalisme » de Rude.

S'il ne fut pas donné à Rude de dresser sur la plate-forme de l'Arc de triomphe l'apothéose de Napoléon, il eut du moins la satisfaction, grâce à l'amitié du capitaine Noisot, de Fixin, d'élever à l'empereur un monument digne de leur héros, de leur dieu, devrais-je dire, car Noisot l'appelait le « Messie moderne ». Qu'est-ce donc que Fixin, et par quelle suite de circonstances romanesques ce petit village, coquettement posé sur les flancs de la colline, possède-t-il cette colossale statue en bronze ? Fixin est situé à quelques lieues de Dijon, sur les coteaux où s'étagent les vignes qui produisent les plus célèbres crus de la Bourgogne, à deux pas de Gevrey-Chambertin. C'est un joli village aux maisons blanches soigneusement entretenues, entourées de vignes qui grimpent aux fenêtres et tapissent les murs. Une lande aride le domine, qui occupe tout le sommet de la colline et se trouve creusée en cet endroit d'une de ces échancrures profondes, frais et étroits vallons, que les Bourguignons appellent des combes. Du haut de cette lande, le regard embrasse un immense horizon fermé par le Jura, les Vosges et les Alpes, cirque gigantesque préparé par la nature, semble-t-il, pour des batailles de géants, où l'histoire a déroulé bien des pages tragiques. Si vous pénétrez dans la combe, vous avez à votre gauche un bois de pins et de chênes bordé d'un petit ruisseau dont la source est un peu plus haut, et qui coule dans un lit de mousse et de fleurs ; à droite, se dressent des rochers gigantesques taillés à pic, des blocs énormes entre lesquels poussent des arbres tortus, courbés par les vents, tourmentés par les orages qui s'engouffrent l'hiver dans l'étroit passage. La gorge se resserre encore, vous passez sous une voûte de frênes et de hêtres, et des escaliers rustiques, taillés dans le roc, vous conduisent enfln en tournoyant jusqu'au faîte de la colline sans que vous rencontriez un être humain, sauf peut-être un paysagiste qui a planté son chevalet au meilleur endroit, ou un berger qui a descendu quelques marches pour trouver un peu de fraîcheur.

7o LES ARTISTES CÉLÈBRES

A Fixin vivait, il y a cinquante ans, le capitaine Noisot ; c'est lui qui a défriché la lande, planté ce petit bois, entouré le domaine d'une muraille sèche qui affecte des airs de fortifications ; le dévot érige une chapelle, le vieux soldat construit des fortins, élève ces minuscules remparts qui donnent un corps tangible à ses rêveries et ravivent ses souvenirs guerriers. A la pointe sud, sous les grands arbres, voici le tombeau et le buste du capitaine, œuvre de Rude : œil ardent, épais sourcils hérissés, cheveux ébouriffés en coup de vent, moustache taillée en brosse, toute la physionomie est d'un enthousiaste illuminé, d'un artiste et d'un soldat, d'un héros, et peut-être un peu d'un Don Quichotte. Noisot avait été du bataillon sacré de File d'Elbe; il avait combattu à Waterloo et s'était retiré avec les débris de l'armée derrière la Loire; puis, le vétéran avait connu la demi-solde et les jours de détresse, et s'était vu rayer finalement du contrôle de l'armée. Mais il n'était pas de ceux que les revers accablent et que la misère décourage; se rappelant que dans sa jeunesse il avait manié avec assez d'habileté le crayon et le pinceau, il se remit à l'étude, retrouva et perfectionna son talent, gagna bientôt une modeste aisance accrue par son mariage et qu'il employait principalement à soulager de vieux compagnons d'armes. Un caprice de sa fantaisie, disons mieux, une intention philanthropique, car il secourait ainsi les ouvriers pauvres de la région, lui fit défricher la lande inculte et planter ce bois presque dans les rochers, arrachés par le pic et brisés par la mine. Ai-je besoin de dire quelle chaleur d'enthousiasme communicatif brûlait dans l'âme de ce héros des grandes guerres et jaillissait en étincelles dans sa conversation ? Rude et lui s'entendaient à merveille, et le sculpteur adorait ses récits, vivants, colorés, héroïques; n'étaient-ils pas d'ailleurs de vieux compagnons d'armes, ayant combattu côte à côte pendant les journées de Juillet? Il y avait du capitaine dans Rude et de l'artiste dans Noisot. Un jour donc qu'ils parcouraient ensemble la gorge de Fixin, Noisot montra à son ami l'aigle impérial sur une plaque de fonte qu'il avait fait sceller au rocher, et qui s'y trouve encore : « Il ressemble à un oison, votre aigle ! » dit Rude en riant. Noisot sourit tristement; puis il se mit à déplorer l'ingratitude de la France envers Napoléon; pas un monument digne de lui; l'Arc de triomphe inachevé, découronné. Rude fut ému par les doléances pathétiques de son ami, et s'exaltant par contagion : « Eh bien ! je vous le ferai, moi, votre empereur ! »

La maquette qu'il exécuta d'abord se trouve à Fixin, au premier e'tage de la maison du garde, sorte de petit musée où l'on voit, entre autres objets curieux, deux petits canons qui ont franchi le Saint-Bernard avec Bonaparte, et quelques drapeaux troués de balles. Cette maison, ornée de créneaux et de mâchicoulis, est à perpétuité la demeure d'un vétéran de la région, qui reçoit une petite rente laissée par Noisot, entretient le parc et garde ces reliques. Cette première maquette représente l'empereur mort, étendu sur le rocher de Sainte-Hélène ; la tête chauve, très expressive, est admirablement traitée. Le héros est mort; mais, conception chère à Noisot, son idée lui survit, symbolisée par l'aigle qui va prendre son essor et pousse des cris effarés. Ce n'était pas l'Empire, mais l'empereur, le héros d'Arcole et de Rivoli que Rude voulait célébrer : l'aigle planait, « un grand coup de vent lui cassa les deux ailes » et « sa chute fit dans l'air un foudroyant sillon », selon les beaux vers de Victor Hugo. C'est donc l'aigle mort, rejeté au second plan, et le héros vivant, ou plutôt ressuscitant dans la gloire, que Rude va représenter dans cette énorme masse de bronze; les yeux sont encore fermés à la lumière extérieure, mais déjà le front s'illumine de la lumière intérieure de la penèée; le demi-dieu, couché sous le manteau de Marcngo, se soulève, prend conscience de lui-même : « c'est ici le combat du jour et de la nuit », suivant le mot de Victor Hugo mourant; mais le jour et la gloire resteront vainqueurs. Rude s'est peut-être souvenu du grand poète en modelant cet aigle foudroyé, l'aile pendante, la langue tirée, qui semble étreindre encore de ses serres crispées par une dernière colère. Il a mis son héros sur « l'écueil battu par la vague plaintive » chanté par Lamartine; il n'a pas négligé le « petit chapeau » célébré par Béranger. La masse abrupte et hérissée de rochers arides, calcinés, les Ilots qui la battent incessamment, l'éternel mouvement et l'éternel repos, cette tête à demi soulevée, à demi vivante, ce mélange étonnant de réalisme et d'idéal, cette solitude recueillie qui entoure le monument, cet immense horizon que parcourt le regard, tout cet ensemble de fortes impressions ébranlent puissamment l'imagination du spectateur. Quand les premiers rayons du soleil levant glissent sur le masque de Napoléon, les traits s'animent et prennent une expression saisissante et indéfinissable de mélancolie et de grandeur. Hélas! je lis sur le bronze, écrits en 1870, avec la pointe d'une baïonnette badoise, des mots allemands !

Que Rude ait mis dans cette œuvre je ne sais quoi de théâtral, qu'il

ait trop multiplié les accessoires, c'est bien possible; mais dans cet étonnant décor d'opéra on oublie inévitablement toutes les critiques et on subit une sorte de charme puissant et de fascination invincible. On sent que le sujet a été traité avec une foi sincère et une exactitude minutieuse; le masque a été copié fidèlement sur le plâtre rapporté de Sainte-Hélène par le général Marchand; cette épée est celle du grand Frédéric, scrupuleusement copiée aux Invalides; ce petit chapeau légendaire est absolument authentique. Tout est vrai, même l'aigle étranglé; ce n'est pas l'aigle de convention, mais un aigle qui venait de mourir au Jardin des plantes et que Rude s'était fait apporter dans son atelier.

Si l'on parvient à se soustraire à l'impression première et à la magie du décor, on s'aperçoit, non que la statue de Napoléon est un « ouvrage manqué », comme la juge sévèrement Th. Sylvestre, ni qu'elle est traitée « comme un mauvais bas-relief », selon le jugement plus sévère encore de David d'Angers, mais que Rude a trop multiplié les détails et les intentions saisies avidement et même inventées par la foule, toujours plus subtile qu'on ne pense. L'épée est enchaînée — c'est que la Sainte- Alliance a garrotté la France et l'empereur; les pieds et la tête semblent dépasser le rocher — c'est que Sainte-Hélène et le monde entier ne sont pas à la taille du héros; l'aigle est mort — c'est que l'armée a succombé avec son chef. Une bonne femme, disent les chroniqueurs du temps, s'agenouilla au pied du monument en disant des Pater et des Ave. toute émue de la tristesse du dieu ; un ouvrier racontait que les Anglais avaient voulu acheter le moule du sculpteur, mais que celui-ci l'avait brisé pour qu'il ne tombât jamais entre leurs mains. Pendant que la statue était encore dans l'atelier de la rue d'Enfer, il y eut une véritable procession des vétérans de l'Empire, qui venaient contempler Napoléon et se hissaient sur une échelle pour le baiser, comme les fidèles baisent à Rome l'orteil de Saint-Pierre. C'est assez dire que l'inauguration du monument prit les proportions d'une manifestation populaire dont les brochures et les journaux du temps nous ont conservé le souvenir Les passions qui agitaient nos compatriotes, à la veille de la révolution de 1848, sont aujourd'hui bien loin de nous; contentons-nous donc de rappeler les

1. Voy. principalement : Notice sur le monument élevé à Napoléon à Fixin et sur le banquet donné à Dijon (Dijon, 1847, sans nom d'auteur), et Promenade à Fixin. Notice historique sur ce village et description du monument érigé à Napoléon, par H. V.

NAPOLÉON 1er S' ÉVEILLANT A LA POSTÉRITÉ. (Parc de Fixin.)

ovations que les Dijonnais firent au « Phidias moderne », pour parler comme les orateurs du banquet; mais n'oublions pas que de grands artistes, lesVernet, les Delaroche, les Scheffer, partageaient entièrement l'enthousiasme de la foule et regrettaient que le Napoléon ne fût pas destiné aux Invalides.

Ce fut une journée de triomphe dont Rude conserva toute sa vie le souvenir. Un immense concours de peuple, chantant la Marseillaise et les refrains de Béranger, était accouru à Dijon et à Fixin. Le soir, ses compatriotes offrirent à Rude un grand banquet à la salle de Flore du vieux palais des Etats; les meilleurs crus de Bourgogne coulèrent à flots, et il faut renoncer à compter les toasts à l'Art, à la France, au grenadier de l'île d'Elbe, au sculpteur du Départ et de Napoléon. On avait eu la délicate attention d'orner la table du banquet d'œuvres d'art célèbres et d'y faire, figurer deux œuvres de Rude, le buste de François Devosge et celui de Monnier, son premier ouvrage ; Dijon ne possédait alors que ces deux œuvres de son grand statuaire. Le banquet était présidé par Anatole Devosge, le fils de son premier maître et le successeur de son père à la direction de l'Ecole des Beaux-Arts. Le pauvre grand homme, si simple et si modeste, reportait sur son maître tous ces hommages, et quand il rentra, le soir, chez son ami le docteur Moyne, qui m'a donné ce détail, et que, brisé des émotions de la journée, il entendit sous ses fenêtres l'élite des musiciens de Dijon, parmi lesquels l'admirable violoniste Jules Mercier et l'excellent compositeur Debillemont, qui lui donnaient une sérénade, il voulut prononcer quelques paroles de remerciements, ne put que balbutier et serrer les mains de ses amis en fondant en larmes.

Le monument de Fixin porte l'inscription : A Napoléon. Noisot, grenadier de Vile d'Elbe, et Rude, statuaire. 1846. Malgré la pompe de l'inauguration officielle, c'est donc un hommage privé, aussi désintéressé qu'il était spontané ; Noisot avait fourni le bronze, Rude avait fourni sans rémunération aucune son talent et son temps. Noisot terminait ainsi son discours : « Nous confions ce monument à l'honneur national, au patriotisme énergique des Bourguignons ! et si, un jour, les ennemis de la France, les barbares, les vandales, osaient encore une fois tourner leur front et marcher contre nous au cri de « Paris! Paris! » en défendant notre patrie, nous défendrons aussi ce monument que nous découvrons aujourd'hui. » Les habitants de la Côte-de-Fer, comme disaient

les Prussiens en 1870, n'eurent heureusement pas à le défendre contre les vandales.

Il était tellement évident que le sentiment patriotique et non l'esprit de parti était le véritable inspirateur de Rude que le Comité républicain qui se forma pour élever une statue à Godefroy Cavaignac n'hésita pas à choisir le statuaire qui travaillait en ce moment même au Napoléon, autant pour ses opinions bien connues que pour son talent même. Il faut accepter sans réserves la définition qu'il donnait lui-même de ses opinions politiques quand il songea, en 1848, à poser sa candidature à la députation : « Je suis démocrate radical ! » On a dit, non sans esprit, mais avec un peu d'exagération, que le reliquaire de ce démocrate contenait pêle-mêle un foudre et des carreaux, le turban vert du Prophète, la couronne d'épines, le petit chapeau et le bonnet phrygien, et qu'il confondait dans son admiration Jupiter et Mahomet, César et Jésus-Christ, Robespierre et Bonaparte, toute incarnation puissante de la force, du génie et de la gloire. Ce qui est certain, c'est que ses opinions politiques, peut-être faudrait-il écrire patriotiques, n'eurent jamais rien à démêler avec ses intérêts. Les révolutions, qu'il appela de ses vœux, qu'il aida de ses armes en payant de sa personne, il ne songea pas une seule fois à en tirer parti, même dans l'intérêt de son art ; i83o lui ravit les trois quarts de l'Arc de triomphe; 1848 ne le traita pas mieux : on le chargea d'élever sous la coupole du Panthéon une République colossale ; calme et simple, étendant sa main protectrice sur la ruche du travail, la République, coiffée du bonnet phrygien, se dressait déjà sur son haut piédestal quand le canon des journées de Juin anéantit tout son travail et laissa les frais à sa charge. Rude se montra toujours au danger, jamais à la curée. Que l'on traite de chauvinisme son amour exalté de la patrie, j'y consens, c'est son éloge; mais qu'on appelle naïveté son désintéressement et ignorance sa chaleur d'âme, c'est une injustice. Je bénis toutefois les circonstances qui l'empêchèrent de siéger dans nos assemblées politiques et le laissèrent tout entier à son atelier.

La politique frappait à la porte de cet atelier le jour où lui fut confiée la statue de Godefroy Cavaignac. Rude s'inspira des 'statues funèbres de la Renaissance, il se souvint des tombeaux des ducs de Bourgogne et de celui de Philippe Pot, qu'il avait admirés à Dijon. Rien de plus simple et de moins théâtral que son projet : un socle de marbre porte la statue de bronze couchée sous les plis du linceul, qui ne laisse voir que

la tête et la poitrine; la main droite posée sur une plume et touchant la garde d'une épe'e indique clairement la vie du publiciste et du soldat, les luttes ense et calamo du démocrate intègre et courageux. On ne saurait pousser plus loin l'éloquence des draperies, et le linceul qui dessine les reliefs du corps et que les pieds joints soulèvent en plis pittoresques et effrayants est du plus puissant effet. Ce tribun, qui dort son dernier sommeil après le dur combat, a un caractère de majesté qui impose et qui émeut; la tête osseuse et énergique est à la fois ressemblante et idéale, bien qu'on ait critiqué ce réalisme de la mort. H. Jouin, comparant le tombeau de Cavaignac à l'esquisse du tombeau d'Arago, la dernière œuvre du sculpteur d'Angers, lui reproche les plis cassés du linceul « qui frétillent devant le regard », la rigidité du cadavre, et voudrait que le sculpteur eût laissé, du moins à la tête, la vie et la pensée, « le génie victorieux de la mort », comme si le « spiritualisme » dans l'art pouvait consister à unir les contradictoires, et, comme le tyran de Virgile, à lier ensemble la vie et la mort, tormenti genusï Th. Sylvestre dit aussi, fort injustement : « Au point de vue matériel de l'exécution, la statue de Napoléon, comme tous les ouvrages sortis de la main de Rude, porte le cachet d'un talent robuste, exact et patient. Son esprit ne franchissait pas les limites de la vie commune et ne s'élevait pas par des révoltes angéliques au-dessus de la réalité. » Quand la réalité fournit à l'art les traits différemment admirables de Napoléon et de Cavaignac, le devoir du sculpteur n'est-il pas de les comprendre et de les rendre sans avoir la prétention de les embellir? Comprendre, c'est déjà idéaliser. Quant à ces « révoltes angéliques » contre la nature et la vérité, Rude ne les connut jamais. Il ne faut pas se le figurer en Titan luttant fiévreusement contre la matière, marbre ou bronze.; il avait le cœur chaud et la tête froide ; il travaillait lentement, il copiait, il prenait des mesures avec le compas et tenait à la main son fil à plomb. Un jour, certain amateur parisien, fort admirateur des « révoltes angéliques », exaltait bruyamment Michel- Ange à la Chapelle Sixtine et terminait sa tirade par ces mots : A la bonne heure, voilà un artiste qui n'avait pas besoin de la nature pour faire vite et bien ! — Allons-nous-en, dit Rude, qui admirait silencieusement. Et tournant brusquement le dos à l'admirateur intempestif de Michel-Ange, il sortit avec son ami.

Ne quittons pas le tombeau de Cavaignac sans remarquer qu'il est signé Rude et Christophe, son jeune élève, associant ainsi le nom d'un

élève inconnu à la gloire du maître. Comme j'admirais que Rude poussât le scrupule jusqu'à signaler le travail d'un collaborateur encore obscur et le prier d'inscrire son nom à côté du sien sur un chef-d'œuvre, un vieux camarade d'atelier de Christophe me donna sur cet élève de Rude, qui depuis s'est fait un nom et à qui Baudelaire a dédié une des pièces des Fleurs du mal, ce jugement piquant dans son laconisme : « Elève assez médiocre, à qui Rude projetait à cette époque de marier sa nièce! »

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