‹ François RudeChapitre 10 sur 68 · PU · texte numérisé non relu

PU

RTE tt

“nil

Devant lui s'ouvraient maintenant les portes de la Villa Médicis. Il le croyait du moins. Mais les événements politiques empêchèrent Rude de profiter de la place conquise. Ce fut d’abord un retard prolongé : l’ordre du départ ne venait pas. Malgré les démarches pressantes de Denon, plus que jamais favorable au lauréat, le Ministère répondait qu'il fallait attendre. La situation de l'Italie n’était pas propice et la caisse de l’École était vide : e voyage était constamment remis à des jours meilleurs.

Les jours meilleurs ne vinrent pas, bien au contraire. I//écroulement de l’Empire suivit et ce fut non pas le départ joyeux pour l’Italie, mais le départ attristé pour la Belgique. Ce n’est pas à Rome, pensionné par le gouvernement, tout à l’achèvement ou à la mise au point de sa culture académique, c'est à Bruxelles, en exilé, que Rude allait avoir à vivre, et non trois ou quatre ans, mais durant douze longues années : les événements dont s’accompagna pour Rude l'épisode des Cent-Jours expliquent cette aventure.

Louis DAvip.

(Médaille par Galle.)

CELAPT PRIE EN

Page 1