XXXIX. La mokt de Rude
Craintes de l'artiste de ne pas marquer suffisamment sa place à l'Exposition universelle de i855, n'y pouvant envoyer que le Mercure aux talonnibres, le Petit pêcheur napolitain et le buste en marbre de Martine. Les doux statues pour la ville de Dijon ne sortiront pas de longtemps encore des mains des metteurs aux points, et le marbre qu'il fait exécuter d'après la tcte et le torse de son Christ en croix est peu avancé. — Sa santé, très altérée, l'oblige, désormais, à des ménagements extrêmes : il ne s'emploie qu'à des tâches aisées. Les derniers détails du portrait de sa nièce ; l'achèvement du second buste de François Devosge ; le modelage du buste de Pagncrrc, pour le tombeau de l'ancien secrétaire du gouvernement provisoire ; l'arrangement d'une petite allégorie semi-classique de Vllistorien, esquisse promise à Yilliaumé. — Progrès d'une maladie de cœur qui le tourmentait de longue date : aflaiblisscment, sufTocations, constante surexcitation de sa sensibilité nerveuse. — Il est appelé à faire partie du jury d'admission de la grande Exposition internationale et prend part à ses opérations. — La nouvelle que le jury des récompenses vient de lui décerner la première médaille d'honneur provoque en lui une violente crise de sanglots. — Le 3o octobre, il assiste au banquet officiel offert aux jurés des Beaux- Arts. Le soir même son état s'aggrave. — Sa mort subite le matin du 3 novembre. — Ses funérailles. — Hommages funèbres qui lui sont rendus. — Discours de Rable, J.-B. Delestre et Arnaud
sur sa tombe, au cimetière Montparnasse. — Articles nécrologiques des journaux.