‹ François-Thomas de Baculard D'ArnaudChapitre 16 sur 63 · XXXII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXXII AVERTISSEMENT

On ne lit plus ses romans, ils étaient faits pour les temps où il les écrivait. Ils plaisaient alors, il en existe maintes traductions ; mais bien peu nombreuses seraient les pages que, de nos jours, on en pourrait sauver, si quelqu'un avait la charitable pensée de l'essayer. Personne plus que lui cependant ne fut pillé, copié, victime de contrefaçons éhontées, et ne fournit aux écrivains de théâtre, plus de sujets de tragédies, de drames et d'opéras, qu'on lui prenait, sans avoir la politesse de demander son consentement.

Ses pièces seules l'ont préservé d'un complet oubli. Il s'était fait sur la poésie dramatique des idées à lui. Il innovait. Avec de la nouveauté, qu'elles avaient, elles ont de la puissance, et Palissot disait en vain que c'étaient des pièces édifiantes à représenter en carême, et que leur auteur supposait qu'on irait les écouter pour faire pénitence. Elles valent encore d'être étudiées aussi bien pour les théories sur lesquelles elles reposent que pour la manière dont il réalisa ses conceptions.

Quelques-uns ont voulu voir en lui un pré-romantique.

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