‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 100 sur 305 · GA3S · texte numérisé non relu

GA3S

Oui, Madame; ^ mais cette politîque^là peut longtemps, — elle peut s'alimenter d'un régime si si Quide, ^ ou se soutenir par la force des choats sorte — que, moi absent et ma place remplie, — rai oublie mon dëtouement et mes aerVioes.

DKSfifcïORA.

— Ne crains pas cela. Ici, en présence d*Éinilia garantis ta place : sois sûr — que, quand je fais un i mitiéje Taccomplis— jusqu'au dernier article. — H n'aura pas de repos ; —je l'apprifoiserai d'insomnies l'impatienterai de paroles ! - Son lit lui fera l'effet d'ui sa table, d'un confessionnal I — Je mêlerai à tout fera — la supplique de Cassio. Donc sois gai, Cassi( ton avocat mourra plutât -^ qu« d'abandonner ta c

Entreot Othello et Iago. Ils M titttftênt quelque tempe à

ÈmUA.

Madame, voici - Monseigneur.

CASSK), à DesdéoieBa.

Madame» je vais prendre congé de vous.

USDÉlHHfA.

Bah! restez, - vous m'entendrez parler !

CASSIO

— Pas maintenant. Madame : je tto sent mal à

et impuissant pour ma propre cause.

DESDËMONA.

Bien, bien, - faites h votre guise.

SortCess U60.

Ua! je n'aime pas cela.

OTHELLO

— Que dis-tu?

SfitNI IX. 296

" Rien» Monseigneur... ou $i..i je ùe sais quoi.:.

OTHHLOi

^ ITtstH» pas Cassio qui vient de quitter rdà fenlme f

UCO.

- Cassio, Monseigneur? Non^ asâiurément ; je t^ puis croire - qu*il se déroberait àlbai comme un coupable — en 10Q8 Yoyant venir.

OtHttLO.

Je crois que c'était lui .

- Eh bien , Monseigneur? - Je viëds dé catiSef ici lîec 00 solliciteur, — un homme qui languit daiis vôiré déplaisir.

OTHELLO

De qui voulez- vous parler?

DESDËMONA.

- £h ! de votre lieutenant Cassio. Mon bon seigneur, — si j'ai assez de grâce ou d'influence pour vous émouvoir, ~ veuillez dès à-présent l'admettre à résipiscence. — Car, s'il o'est pas vrai que cet homme vous aime sincèrement - et que sa faute est une erreur involontaire, — je ne me

eoooais pas en physionomie honnête... - Je t'en prie, rappelle-le.

OTHELLO

C'est donc lui qui vient de partir d'ici ?

DESDÉMONA

— Oui, vraiment; mais si abattu — qu'il m'a laissé une partie de son chagrin — et que j'en souffre avec lui. Cher amour, rappelle-le.

OTHELLO

— Pas maintenant, ma douce Desdémone (37], dans un antre moment.

296 OTHELLO

DESDÊMONA.

— Mais sera-ce bientât ?

OTHELLO

Le plus tôt possible, ma charmante, pour vous plaire.

— Sera-ce ce soir au souper ?

OTHELLO

Non, pas ce soir.

DESDÊMONA.

— Demain, au dtner, alors ?

OTHELLO

Je ne dtnerai pas chez moi ; — je vais à un repas d'officiers, à la citadelle.

DESDÊMONA.

-Alors, demain soir ! ou mardi matin ! —ou mardi apr^ midi! ou mardi soir! ou mercredi matin !... —Je t'en prie» fixe une époque, mais qu'elle — ne dépasse pas trois jours î Vrai, il est bien pénitent ; —et puis, aux yeux de notre raison vulgaire, — n'était la guerre qui exige, dit-on, qu'on fasse exemple — même sur les meilleurs, son délit est tout au plus une faute — qui mérite une réprimande privée. Quand reviendra-t-il? — Dites-le-moi, Othello... Je cherche dans mon âme — ce que, si vous me le demandiez, je pou^ rais vous refuser — ou hésiter autant à vous accorder. Quoi! ce Michel Cassio, —qui vous accompagnait dans vos visites d'amoureux et qui, si souvent, — lorsque j'avais parlé de vous défavorablement, — prenait votre parti ! Faut-il tant d'efforts ' — pour le ramener à vous! Croyez-moi, je pourrais fm beaucoup...

OTHELLO

— Assez, je te prie; qu'il revienne quand il voudra! je ne veux rien te refuser.

DESDEMONA

Comment ! mais ceci n'est point une faveur ; — c'est

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