‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 107 sur 305 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DESDtaiXIA.

- Le ciel nous bénisse I

OTHEU^.

Voos dites !

rESDÈMONA.

- Il o'est pas perdu. Mais quoi ! s'il Tétait?

(ITHELLO.

Bêî

Je dis qu'il u'est pas perdu.

OTHELLO

Cberchez-le ! faites-le-moi voir !

~ Je le pourrais» Monsieur, mais je ne veux pas à préit. — C'est une ruse pour me distraire de ma requête. — le voos eo prie» que Cassio soit rappelé !

OTBBLLO.

— Cberchez-rooi ce mouchoir ! mon Ame s'alarme.

DESDÈMOIfA.

' Allez» allez ! — vous ne rencontrerez jamais un homme ilos capable.

OTHIULO.

— Le rooudioir !

DESDÉMONA

Je vous en prie» causons de Cassio !

OTHELIX).

— Le oQOuchoir (41) !

DESDtMOlfA.

Un homme qui, de tout temps» — a fondé sa fortune ■r votre affection, ~ qui a partagé vos dangers...

OTHELLO

Le mouchoir !

DESDfcMONA.

— En vérité ! - vous êtes i blAmer.

3?0 OTIlFLLn.

OTRELU).

Arrière !

Il fort préâpiUMaeni.

Cet homme- là D'est pas jaloux?

DGSDf3IONA.

— Je ne Tavais jamais tu aiosi. — Pour sûr, il y a Ar] miracle dans ce mouchoir. - Je suis bien malbeureosedt; l'avoir perdu !

ÉMOLK.

— Ce D*est pas un an ou deux qui fout connaître hf hommes. - Ils ne sont tous que des estomacs pour qui noos ne sommes toutes que des aliments : — ils nous naangeot comme des eflamés, et, dès qu'ils sont pleins, — ils doqs renvoient... Ah ! voici Cassio et mon mari.

Ëutrent Cassio et Iago.

UGO

— Il n'y a pas d'autre moyen : c'est elle qui doit le bim.

— Et tenez ! l'heureux hasard ! Allez, importunez-la !

DESDÉMONA

- Eh bleu, bon Cassio? quoi de nouveau avec vous?

QSSIO.

— Madame , toujours ma requête ! Je vous en supplie, — faites, par votre vertueuse entremise, que je puisse revivre en recouvrant l'afTection de celui — i qui je voue respectueusement tout le dévouement — de mon cœur. Ah! plus de délais! — Si ma faute est d'une espèod si mortelle -que mes services passés, ma douleur présente,

— mes bonnes résolutions pour l'avenir, — soient une rançon insufBsante à nous réconcilier, — que je le sache df moins, et cette certitude aura encore pour moi son avan* tage. — Alors, je me draperai dans une résignation foroée»

— et j'attendrai, cloîtré dans quelque autre carrière, — l'aumône de la Fortune !

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