SCÈNE X
Mbu-t-il, ma très-jolie BitDca? — Sur ma parole, doux MKir, j'aliais à votre maison.
biânga.
- Et moi» j'allais à votre logis, Cassio. — Quoi ! tout une
lemiiDe loin de moi ! Sept jours et sept nuits ! — Cent
ioiuDte heures ! Et les heures d'absence d'un amant —
ftoteent soixante fois plus longues que les heures du ca-
éio. - Oh ! le pénible calcul !
Rmlonoez-moî, Uanca. - Des pensées de piomb ont pesé iv moi tous ces tempsci ; — mais, dès que j'aurai plus de bisir, - je vous payerai les arrérages de l'absenee. Chère Bifoca, - iaites-moi un double de ce travail.
11 lai donne h iBoaehwr de DesdéiBOBa.
BIAHGA.
Oh ! Cassio, comment ceci est-il entre vos mains ? — Cesl quelque gage d'une nouvelle amie ! — Je sens main- InaDt la cause de cette absence trop sentie. — En est-oe iéjjk venu là? C'est bon! c'est bon!
GASSIO.
Allons, femme, — jetez vos viles suppositions à la dent do diable — de qui vous les tenez. Vous voilà jalouse, — à ridée que c'est quelque souvenir de quelque maîtresse. - !loo, sur ma parole, Bianca.
filANCÂ.
Eh bien, à qui est-il?
CABSIO.
— Je ne sais pas, ma charmante. Je l'ai trouvé dans ma chambre. - J'en aime le travail : avant qu'il soit réclamé, - comme il est probable qu'il le sera, je voudrais avoir le pareil. — Prenez-le, copiez-le, et laissez-moi pour le momeot.
RIANCA.
— Vous laisser ! Pourquoi ?
324 OTHELLO
CASSIO
J'attends ici le général ; — et ce n'est pas une recommandation désirable pour moi — qu'il me trouve en compagnie féminine.
biângà.
Et pourquoi? je vous prie.
GASSIO.
— Ce n'est pas que je ne vous aime pas.
BIA^CA
Mais c'est que vous ne m'aimez point. — Je vous en prie, reconduisez-moi quelques pas, — et dites-moi si je vous verrai de bonne heure ce soir.
CASSIO
— Je ne puis vous reconduire bien loin : — c'est ici que j'attends, mais je vous verrai bientôt.
BIÂNCA.
— C'est fort bien. Il faut que je cède aux circonstances !
Ils sortent.