‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 11 sur 305 · PREMIÈRE DAME · texte numérisé non relu

PREMIÈRE DAME

Moi, Madame.

Ik REINE.

- Dépêchez- vous.

Le« dames sortent.

- Maintenant y maître docteiir, avez -vous apporté ces

drogues?

CORNÈUUS.

- Oui, selon le bon plaisir de Votre Altesse : les voici,

Madame.

II Ini remet une petite botte.

-Mais je supplie Votre Grâce do ne pas s'offenser d*nne question - que ma conscience m'enjoint de faire : pour- <Iooi m'avez- vous— commandé ces philtres empoisonnés qui causent une mort languissante - et tuent lentement, fnais à coup sûr?

LA REINE

Je m'étonne, docteur, - que tu me fasses pareille do-

104 GYMBELIME.

mande : ne suis-je pas — ton élève depuis longtemps ? ne m*as-tu pas appris — à composer des parfums? à distiller? à confire? Et si bien — que notre grand roi luimême me fait souvent la cour — pour mes conserves. Étant à ce point avancée, — si tu ne me crois pas diabolique, ne trouves-tu pas juste — que j'agrandisse mon savoir par — d'autres expériences? Je veux essayer la force - de tes compositions sur des êtres - qui ne nous semblent même pas dignes de la corde, mais non sur une créature humaine. — C'est ainsi que j'en éprouverai l'énergie; j'opposerai — des dissolvants à leur action, et j'analyserai par là — leurs vertus diverses et leurs effets.

CORNÈUUS.

Votre Altesse — ne fera que s'endurcir le cœur par de telles expériences, — et puis l'eiamen de ces effets ne pourra pas se faire — sans danger ni dégoût.

LA REINE

Oh ! sois tranquille !

Entre PiSA!9I0.

LA REINE, è part.

— Voici ce misérable flagorneur ; c'est sur lui — que je ferai mon premier essai : il est tout à son maître, ~ et l'ennemi de mon fils...

Haut.

Eh bien, Pisanio ? — Docteur, je n'ai plus besoin de vos services pour cette fois : - vous êtes libre.

CORNÉLIUS, à part.

Vous m'êtes suspecte, Madame , — mais vous ne ferez aucun mal.

U REINE, À Pisanio.

Ecoute ! un mot !

Elle s'entretient à voii basse avec Pisanio.

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