‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 115 sur 305 · SCÈNE Xlll · texte numérisé non relu

SCÈNE Xlll

[Près da châleaa. Le soir vient.]

lAGO et RoDERiGO se rencontrent.

lAGO.

Comment va, Roderigo T

RODERIGO

Je ne trouve pas que tu agisses loyalement envers moi.

Qu'ai-je fait de déloyal?

RODERIGO

Chaque jour tu m'éconduis avec un nouveau prétexte, lago ; et, je m'en aperçois maintenant, tu éloignes de moi toutes les chances, loin de me fournir la moindre occasion d'espoir ; en vérité, je ne le supporterai pas plus longtemps ; et même je ne suis plus disposé à tolérer paisiblement ce que j'ai eu la bêtise de souffrir jusqu'ici.

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Toolei-Tous m'éoouter, Roderigo?

ROMRIGO.

Ma foi, je fous ai trop écouté ; car yos paroles et vos actions n'ont entre elles aucune parenté.

UGO

Vous m'accusez bien injustement.

RODERIGO

De rien qui ne soit vrai. J'ai épuisé toutes mes ressourm. Les bijoux que vous avez eus de moi pour les offrir à BeadémoDa auraient à demi corrompu une vestale. Vous aa'aitt dit qu'elle les avait reçus, et vous m'avez rapporté le Maolant espoir d'une faveur et d'une récompense prochiioe; mais je ne vois rien encore.

lAGO.

Keo, continuez ! Fort bien !

RODKRIGO.

Fort bien ! continuez ! Je ne puis continuer, l'homme, ^ ce n'est pas fort bien. Par cette main levée, je dis que €*est fort laid et je commence à trouver que je suis dupe.

lAGO.

Fort bien !

RODERIGO

k vous dis que ce n'est pas fort bien ! Je me ferai con- IMltre à Desdémona. Si elle me rend mes bijoux, j'abanr doone ma poursuite, et je me repens de mes sollicitations intimes. Sinon, soyez sûr que je réclamerai de vous salîliiietion.

lÀGO.

Avez-vous tout dit?

RODERIGO

Oui» et je n'ai rien dit que je ne sois hautement résolu à iaire.

lÂGO.

Gomment! mais je vois qu'il y a de la fougue en toi ; et

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môme, à dater de ce moment, je fonde sur toi une c meilleure que jamais. Donne-moi ta main, Roderigo pris contre moi un juste déplaisir ; mais pourtant j teste que j*ai agi dans ton afiaire avec la |dus grand ture.

RODERIGO

Il n'y a pas paru.

J'accorde, en vérité, qu'il n'y a pas paru ; et ta d n'est pas dénuée d'esprit ni de jugement. MaîSt Bm si tu as vraiment en toi ce que j'ai de meiHeores raiao jamais de te croire, c'est-à-dire de la résolution, doc et de la valeur, que cette nuit même le montre ! Et A, prochaine, tu ne possèdes pas Desdémona, eolève-mc monde par un guet-apens, et imagine pour ma mon les tortures.

RODERIGO

Voyons, de quoi s'agit-il ? Est- ce dans les limite raison et du possible ?

lAGO

Seigneur, il est arrivé des ordres exprès de Veni mettre Cassio à la place d'Othello.

RODERIGO

Vraiment! Alors, Othello et Desdémona retour Venise.

lAGO.

Oh! non. Il va on Mauritanie et il emmène ave belle Desdémona, à moins que son séjour ici ne s( longé par quelque accident ; or, il ne peut y en a plus décisif que Téloignement de Cassio.

RODERIGO

Qu'entendez-vous par son éloignement ?

lAGO.

Eh bien ! le rendre incapable de remplacer Othel faire sauter la cervelle.

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