‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 120 sur 305 · R0DERI · texte numérisé non relu

R0DERI

— Oh ! secourez-moi ! ici !

GASSIO.

— Voilà l'un d'eux.

UGO

Oh ! misérable meurtrier ! Oh ! scélérat !

Il poignarde ] RODERIGO.

— Oh ! damné lago ! Oh ! chien inhui oh! oh!

lAGO.

— Tuer les gens dans les ténèbres ! Où sanglants bandits?— Comme la ville est silen Au meurtre! au meurtre!

A LodoTÎeo et à Graliano.

- Qoi donc étes-vous, vous autres? Êtes-vous hommes ^ bien ou de mal?

LODOVIGO.

- Jugez-nous à l'épreuve.

Le seigneur Lodovioo !

LODOVIOO.

— Lui-même, monsieur.

UGO

J'ÎDQpIore votre indulgence : voici Cassio blessé— par des OMsérables.

GRÀTIANO.

Cassio?

lAGOy penché sor Cassio.

Comment cela va-t-il, frère?

CASSIO

'^ Ma jambe est coupée en deux.

UGO

Oh ! k Dieu ne plaise ! — De la lumière» Messieurs ! Je ^^s bander la plaie avec ma chemise.

^^ BttQs portant des torches s'approchent. lago bande la blessure ^« Cassio.

butre BiANCA.

BUNCA.

- Que se passe-t-il ? ho ! qui a crié ?

UGO

- Qui a crié ?

BUNCAy se précipitant vers Cassio.

- 0 mon cher Cassio ! mon bien-aimé Cassio ! — 0 ^ ! Cassio ! Cassio !

UGO

-0 insigne catin !... Cassio, pouvez-vous soupçonner — ^ peuvent être ceux qui vous ont ainsi mutilé?

3(t! OTHUUU).

GASSIO.

Non.

GRATIANOy a Cassîo.

— Je suis désolé de toqs trouver dans cet état : j'élitf allé à votre recherche.

lAGO.

— Prétez-moi une jarretière... Bien. Oh! un htmari — pour le transporter doucement d'ici (54) !

BUNGA.

— Hélas ! il s'évanouit ! ... 0 Cassio ! Cassio ! Cassio !

UGO

— Messieurs, je soupçonne cette créature — d'avoir pris part h ce crime... — Un peu de patience, mon braieûisio !... Allons ! allons ! - Éclairez-moi. Voyons !

S^ATançant Ters Roderigo.

Reconnaissons-nous ce visage ou non ? — Hélas ! dod ami, mon cher compatriote ! — Roderigo !... Nod... Si! pour sûr ! 0 ciel ! c'est Roderigo !

GRÀTUNO.

— Quoi ! Roderigo de Venise !

— Lui-même, monsieur; le connaissiez-\ous?

GRÀTUNO.

Si je le connaissais! Certes.

UGO

— Le seigneur Gratiano?... J'implore votre bieoTeilIâot pardon. — Ces sanglantes catastrophes doivent excuser mon manque de forme à votre égard.

GRATIANO

Je suis content de vous voir.

UGO

— Comment étps-vous, Cassio? Oh! un brancard! ob brancard !

8CtirE XV. 363

GRATIANO

oderigo!

UGO

- Lui ! lui ! c'est bien lui !

Oo apporte un brancard.

Ifi ! à menreille ! le brancard ! . . .

HoDtrant les porteurs.

-Que ces braves gens l'emportent d'ici avec le plus grand . - Moi 9 je vais chorcher le chirurgien du général . . .

A Bianca, qui sanglote.

oant à vous, roistress, — épargnez-vous toute cette

Sloolraot Roderign.

k\ qui est là gisant, Cassio, — était mon ami cher, le querelle y avait-il donc entre vous?

CASSIO

Nulle au monde. Je ne connais pas l'homme.

1A60, à Bianco.

Eh bien ! comme vous êtes pâle !.. .

Aox portenrs.

) ! emportez-le du grand air.

Oo emporte Cassio et Roderigo.

A (iratiano et à Lodnvico.

Restez, mes bons messieurs. Comme vous êtes pAle, 'dame!...

Montrant Rianca.

Remarquez- vous l'effarement de son regard?

A Binnca.

Si vous êtes déj^ si atterrée, nous en saurons davantage iTheure... — Observez- In bien; je vous prie, ayez :urelle. - Voyez-vous, messieurs? Le crime parlera irs, — RK^me quand les langues seraient muettes.

h II lie ÉMILIA.

ÊMIUA.

Bêlas ! qu'y a t il? Qu'y a-t-il donc, mon mari?

364 OTHELLO

— Cassio a été attaqué ici dans les ténèbres - pai rigo et des drôles qui se sont échappés. - Il est pres( et Roderigo est mort.

ÉlIIIiÂ.

— Hélas , bon seigneur I Hélas, bon Cassio !

UGO

— Voilé ce que c'est que de courir les filles... prie, Émilia» — va demander h Cassio où il a sou( nuit. . .

A Bianca.

Quoi ! est-ce que cela vous fiiit trembler ?

biâncâ.

— Il a soupe chez moi, mais cela ne me fiât pa bler.

UGO

— Ah ! il a soupe chez vous ! Je vous somme d avec moi.

ÈMILIA.

— Infamie ! Infamie sur toi, prostituée !

BIANCA

— Je ne suis pas une prostituée ; j'ai une vie aus nête — que vous qui m'insultez.

ËMIUA.

Que moi ! Fi ! infamie sur toi !

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