‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 160 sur 305 · IV · texte numérisé non relu

IV

Un joli damoiseau et un bel amoureux, après tout !

P«tr«chio, HorteBsio el GffSBÎo m aeitMl à réeart. GREMM), à LnceDtio.

- Oh ! très^bien ! j'ai parcouru la note. — Écoutez bien, ■onsiMir, je les veux magnifiquement reliés, — et tous fifres d'amour, coûte que coûte; — ayez soin de ne pas U lire autre chose, — tous me comprenez. A ce que tous accordera — la libéralité du signor Baptista — je compte ajouter mes largesses... Prenez aussi Tos papiers, — et qu'ils soient bien parfumés, — car elle est plus suare que le ptrfam même, celle — à qui ils sont destinés. Quel sera le SQJet de Totre leçon?

LCCLSTÏO.

- Quel qu'il soit, je plaiderai voire cause, — soyez-en lAr, ccHnme celle *de mon patron, — aussi fermement que si foos-méme étiez à ma place ; — oui, et peut-être en termes pios persuasifs — que tous, à moins que vous ne soyez un smot, monsieur.

GREXIO.

- Oh ! quelle grande chose que la science !

GRUMIO, èpait.

- Oh ! quel flne que cet oison !

PETRUCHIO

Silence, drdle !

HORTOSIO.

- Grumio, chut !

jUlant à Gremio.

Dieu vous garde, signor Gremio !

GREMIO

- Charmé de vous rencontrer, signor Hortensio. Savezmis— oh je vais T.. . Chez Baptista Minola. — Je lui ai pronis de lui chercher avec soin'— un professeur pour la belle SiSDca, — et j'ai eu la bonne fortune de tomber — sur ce

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jeune homme qui, par sa science et par ses manières, -est un maître comme il le lui faut, très-versé dans la poésie et autres livres, les bons livres, je vous le garantis.

HORTENSIO

— C'est fort bien; moi, démon côté, j'ai rencontré on gentilhomme — qui m*a promis de me procurer - on excellent musicien pour instruire notre maîtresse. - Ainsi je ne resterai pas en arrière dans ce que je dois —à la belle Bianca, si tendrement aimée de moi.

GREino.

— Et de moi aussi, comme mes actes le prouveront.

GRUIHO, à part.

Et comme ses sacs le prouveront.

HORTENSIO

— Greroio, ce n'est pas le moment de.jeter au vent notre amour. — Écoutez-moi, et, si vous me parlez raison, -je vous dirai une nouvelle, assez bonne pour tous deoi. - Voici un gentilhomme que j'ai rencontré, par hasard, - et qui, d'après une convention faite entre nous, à l'amiable, — se charge de faire la cour à la maudite Catharina, - ▼oire même de l'épouser, si sa dot lui convient.

GREMIO

— Ainsi dit, ainsi fait, et tout est pour le mieux. - Hortensio, lui avez-vous dit tous ses défauts?

PETRUCHIO

— Je sais que c'est une insupportable braillarde; - s c'est là tout, mes maîtres, je n'y vois pas de mal.

GREino.

— Ah! vraiment, l'ami! De quel pays êtes-vous?

PETRUCfflO.

— Je suis né à Vérone et fils du vieil Antonio. - Mon père étant mort, ma fortune survit pour moi ; — et j'espèrt voir de bons et de longs jours.

SGBUE m. 97

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