‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 161 sur 305 · REM · texte numérisé non relu

REM

- Oh! monsieur, une telle vie, avec une telle femme, itao moins étrange. — Pourtant, si le cœur vous en ao nom de Dieu, en avant! — Vous pouvez compter mon assistance en tout. — Mais vraiment, voulez-vous > la cour à cette chatte sauvage?

PETRUCHIO

'eox-je vivre?

GRUIQO, à part.

- S'il lui fera la cour! Certes ! je la pendrais plutôt !

PETRUCHIO

- Pourquoi suis-je venu ici, sinon dans ce but? — fez-vous qu'un peu de tapage puisse effaroucher mes Ues? — Est-ce que je n'ai pas dans mon temps entendu fams rugir? — Est-ce que je n'ai pas entendu la mer, levée par les vents, — faire rage , toute suante d'écume, me on sanglier furieux? — Est-ce que je n'ai pas enhi gronder les grandes batteries dans la plaine, — et illerie du ciel dans les nuages? — Est-ce que je n'ai , dans une bataille rangée, entendu— les bruyantes alar- ;, le hennissement des coursiers et le cri des trompettes? îl vous venez me parler de la langue d'une femme, — frappe bien moins l'oreille — qu'une châtaigne éclatant s l'âtre d'un fermier ! — Bah ! bah ! gardez vos époulails pour faire peur aux enfants.

GRUinO, à part.

ar lui, il n'en a pas peur.

GREMIO

- Écoutez, Hortensio ! — Ce gentilhomme est venu fort opes, — à ce que je présume, pour son bien et pour le e.

HORTENSIO

- Je lui ai promis que nous contribuerions pour lui —

98 LA SimrAOB AFff

et que, pendant qa*il fera sa eoor, nous d^jmoQS » dépenses.

— J'y consens, pourvu qu'il léosMSseaupiisd'fllk.

GRUmOy àptit.

— Je voudrais être aussi sûr de bien dîner.

Entra TiAmo» ndbament veto, suivi de HmMUia.

TEAHIO.

— Messieurs, Dieu tous garde! Excusez la liberté qQeji| prends, — et veuillez me dire, je tous prie, qod estlephiJ court chemin — pour aller chez le signor Bap&ta Miiiià:

moniKLLO.

— Celui qui a deux jolies filles !

A Trmio.

C'est bien celui-là que vous demandez?

nuiiio.

— Lui-même, Biondello.

GREHIO, i Tranio.

— Ecoutez, monsieur ; vous ne voulez sans doate pu parler de celle qui...

TRANM).

— Peut-être de l'une et de Tautre, monsieur ; qa'esM que cela vous fait?

PKTRrcHlo.

— En tout cas, vous n'avez pas aOaire à ceUe qui quenb toujours, n'est-ce pas ?

TRAXIO.

— Je n'aime pas les querelleuses, monsieur. Biondello»

partons.

LUCENTIO, à part.

— Bien débuté, Tranio.

SGÈNi m. 99

HORTENSIO, à Tranio.

Monsieur» un mot avant que vous partiez. — Avezdes prétentions sur la jeune ûUe dont vous parlez, oui [>n?

TRANIO

Quand cela serait, monsieur, y aurait-il du mal ?

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