GRE^O
— Quoi! sera-t-il dit que ce gentilhomme nous fermera la bouche à tous?
LDCENTIO.
— Monsieur, laissez-lui prendre la corde; vous verra qu'il se dérobera.
PETRUcmo.
— Hortensio, à quoi bon toutes ces paroles ?
HORTENSIO, à Tranio.
— Monsieur , excusez la liberté de ma demande : avez-vous jamais vu la fille de Baptista?
TRANIO
— Non, monsieur; mais je sais qu'il a deux filles, l'une fameuse par sa mauvaise langue» — l'autre pir si| charmante modestie.
PETRUCfflO.
— Monsieur, monsieur, la première est pour moi; m vous en occupez pas.
GREMIO
-- Oui, laissons cette tâche à ce grand Hercule, - et dépassera les douze travaux d'Alcide.
PETRUCniO.
— Monsieur, comprenez bien ce que je vais vous dire.
— La cadette, à laquelle vous aspirez, — est soustraite à tous les galants par son père, — qui ne veut pas la promeltre à qui que ce soit, — avant que sa sœur aînée soit mariée.
— Elle sera libre alors, mais pas avant.
TRANIO
— S'il en est ainsi, monsieur, si vous êtes l'homme qui doit nous rendre à tous, à moi comme aux autres, uft tel service , - si vous rompez la glace, si vous accomplisseï cet exploit - de conquérir l'aînée en nous ouvrant accès auprès de la cadette, celui qui aura le bonheur de la possfc
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— ne sera certes pas disgracieux au point d'être ingrat rs tous.
HORTENSIO
Vous parlez bien, monsieur, et vous pensez bien ; — {oe vous déclarez vous mettre sur les rangs, — vous c, ainsi que nous, vous montrer reconnaissant envers entilhomme — à qui nous sommes tous également les.
TRANIO
Monsieur, je ne lésinerai pas ; pour commencer, — je propose de passer ensemble cette après-midi — et der les verres à la santé de notre maîtresse. — Faisons ne les avocats, qui, adversaires acharnés devant le , — n'en vont pas moins manger -et boire ensemble ne des amis.
GRUmO ET BIONDELLO.
Oh! Texcellente motion! Camarades» partons.
HORTENSIO
La motion est bonne, en effet. Ainsi soit-il! — Petru- , je serai votre benvenuto.
Us sortent.