‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 164 sur 305 · SCÈNE UI · texte numérisé non relu

SCÈNE UI

[ToDJoars à Padoae, chez Baptista.]

Entre Catharina traînant Bianca.

BIANCA

Bonne sœur, ne me faites, ne vous faites pas à vous-

e rinjure — de me traiter en prisonnière et en esclave ;

tfOQve cela indigne ; quant à cette garniture , —

î les mains, et je vais l'arracher, — même, j'ôte-

M parure, jusqu'à ma jupe ! * . — Oui, tout ce que

102 U SiUViiR AmiYOIStS.

vous me commanderez, je le ferai» — tant je eonnaisoMs devoirs envers mon aînée.

GiTHÂROli.

— Entre tous tes galants, je te somme de me dire eehii que ta aimes le mieax; songe à ne rien disaûnnler.

— Grojez-moi, ma sœur, parmi tous les hcHnmesvinDts

— je n'ai pas encore vu un visage spécial — que je paisse préférer à un autre.

GiTEiRINi.

— Mignonne, tu mens ; n'est-ce pas Hortensio?

BIÂNGÂ.

— Si vous avez du goût pour lui, ma sœur, je vous jure

— que je plaiderai moi-même pour vous, afin qoe vous l'obteniez.

GiTHÀBINA.

— Oh ! c'est qu'apparemment vous préférez la richesse,

— vous voulez avoir Gremio pour qu'il vous fasse belle!

BIANGA.

— Est-ce pour lui que vous me jalousez ainsi? - Allons, vous plaisantez, et je m'aperçois à présent — qae tous n'avez fait que plaisanter tout ce temps. — Je t'en pri^ sœur Gâteau, l&che-moi les mains.

GiTHÂRINA.

— Si ceci est une plaisanterie, le reste en était une.

Elle U frappe.

Eotrt Baptista.

BÂPTISTi»

— Eh bien, qu'est-ce à dire, donzelle? d'où vonsneot cette insolence?... -* Bianca, éloigne- toi. . . Pauvre fille! elle pleure. . . — Va reprendre ton aiguille, et n'aie plus afiùfi à elle. — Fi, pécore d'humeur diabolique ! -* pourqott lé

adan m. 193

^tu da maU à elle qui ne t'en a jamais fait? — Quand t-elle seulement contrariée par une parde amère?

GiLTHARINA.

- 8oa silenoe m'injurie» et je Yeux me venger.

Elle coart sor Bianca.

BAPTISTÀ, s'interposanU

*- Quoîl sous mes yeuxl Bianca, rentre chez toi.

Bianca 8ort< GÀTHÀRINA.

- Vous ne pouvez donc plus me souffrir ! Ah I je le vois ésealj — c'est elle qui est votre trésor et il faut qu'elle m mari ; — moi, il faut que je danse pieds nus le jour It noce, - et que, pour l'amour d'elle, je mène des sinen enfer (9). — Ne me parlez plus ; je vais m'enfermer )leurer ~ jusqu'à ce que je trouve une occasion de me |er.

ElleiorL

BÂPTISTA-

- T eut-il jamais un homme' aussi affligé que moi? — is qui vient là?

n CinoO» airee Ldcsntio Téta comme un pauvre homme ; pois tnuMsno, aTee Hortensio en tenae de masicieo; pois Trânio, Bio?iD£LLO portant on laih et des livres.

ORKMIO.

loDjour, voisin Baptista.

BAPTISTA

- Bonjour^ voisin Gremio; Dieu vous garde^ messieurs !

PETKUGHIO.

" Et vous aussi, cher monsieur ! Pardon ! n'avez-vous une fille — nommée Catbarina, jolie et vertueuse?

BAPTISTA

- J'ai une fille nommée Catharina^ monsieur.

104 U SiUViGI ÂPPRIYOIStl.

GBSMIO, bas à Petraehîo.

— Vous êtes trop brusque» allez-y méthodiquement.

PETRUGHIOy bas à Gremio.

— Vous me faites injure» signer Gremio ; laissez-moi faire...

Haat, à Baptista.

— Je suis» monsieur» un gentilhomme de Térone ; -ayant ouï parler de labeauté de votre fille, de son esprit, -desoD affabilité» de sa pudique modestie» —de ses qualités memil* leuses et de sa douceur de caractère» — j'ai pris la liberté de m'introduire sans fagon — chez tous» pour vérifier de mes yeux — un récit qui m'a été fait si souvent. —Et, pour mon entrée en galanterie» — je vous présente un homme i moi»

Montrant Hortensio.

— très-fort en musique et en mathématiques» - pour compléter l'éducation de votre fille — à qui ces sciences, je le sais» ne sont pas inconnues. — Àcceptez-le» pour ne pis m'offenser ; — son nom est Licio» il est né à Hantoue.

BiLPnSTA.

— Vous êtes le bienvenu» monsieur ; et lui aussi, à lotre considération ; — mais quant à ma fille Catharina» je sais

— qu'elle n'est pas votre fait» et j'en suis désolé.

PBTRUGHIO.

— Je vois que vous ne voulez pas vous séparer d'eUc,

— ou que du moins mon alliance vous déplaît.

BAPTISTA

— Ne vous méprenez pas» monsieur ; je parle comme ]fi pense. — D'où étes-vous» monsieur? Pourrais-je vous appeler par vcferenom?

PBTRUGHIO.

— Petruchio est mon nom ; je suis le fils d'Antonio, un homme bien connu dans toute l'Italie.

sctafi m, 105

BAPnSTA.

Je le connais bien ; soyez le bienvenu à sa considé*

GBKMIO.

— Poar TOUS épargner les paroles, permettez, Petruchio, que nous autres, pauvres pétitionnaires, nous nous ex- ■ions à notre tour. — Peste ! vous êtes merveilleuse- ■t pressé.

PBTRUGHIO.

^ OU! pardonnez-moi, signer Gremio ; je tiendrais à ir.

GREIOO.

*- Je n'en doute pas, monsieur, mais vous g4tez votre M. — Yoisin, ce présent de monsieur vous a été fort éaUe, j'en suis sûr. Voulant vous faire la même grapeté, & vous qui, plus que personne, m'avez obligé, je Mpresse de vous présenter ce jeune savant

HoBtniit Lacentio.

i a longtemps étudié à Reims, et qui est aussi fort en tf en latin et autres langues que l'autre en musique et pttthématiques : il se nomme Cambio ; je vous en prie, aplez ses services.

BÀPnSTA.

lîDe remerctments , signor Gremio ! Bienvenu , bon nbîo!...

Apercerant Tranio.

bis vous, mon aimable monsieur, vous avez l'allure D étranger. Prendrai-je la liberté grande de vous deider les motifs de votre venue ?

TRÀNIO.

- Cesl i vous, monsieur, de me pardonner %ia liberté wtt : — étranger dans cette cité, — j'ose prétendre à

de votre fille, - la belle et vertueuse Bianca. — Je pas votre ferme résolution — de pourvoir d'abord

iM U SAUVàflS âFniTOISCl.

sa sœur aînée. — L*unique grAoe que je tous demande, c'est, dès que vous connaîtrez ma famille» ^ de me {aire k môme accueil qu'aux autres galants, —et de m'accorderun libre accès aussi cordialement qu'à eux. — Pour concourir à l'éducation de vos filles, —je vous offre le simple instrument que voici, — et cette petite collection de livres grecs et latins ; — ils auront une grande valeur » si vous ks acceptez.

— Lucentio est votre nom? De quel pays, je toqs

prie?

TRARIO.

— De Pise, monsieur; je suis fils de Yincentio.

BAPTISTi,

— Un puissant personnage de Pise ; je le connais beaucoup — de réputation ; vous êtes le très-bienvenu, monsieur.

A Hortendo.

— Vous, prenez ce luth,

A Lacentio.

et vous, ce paquet de livres. — Vous allez voir vos élèws sur-le-champ, — Holà! quelqu'un!

Entre on Talet.

Maraud, conduis — ces messieurs près de mes filles, et dis-leur à toutes deux — que ce sont leurs professeurs ; re- | commande-leur deles bien accueillir.

Le valet sort avee Hortensio, LueenUo et BiondeU»»

— Nous allons nous promener un peu dans le jardin. et ensuite à table ! Vous êtes vraiment les bienvenus, - je vous prie tous de vous considérer comme tels.

PETRUCHIO

— Signer Baptista, mon aibire veut qu'on se bAte, - et

wÉm m. 107

je ne pois tous les jours yenir faire ma cour. — Tous connissiez bien mon père ; vous le revoyez en moi, — Thériitt unique de ses terres et de ses biens, — qui entre mes kliin ont plutAt prospéré que décru. -- Dites-moi donc, si lobciens l'amour de votre fille, —quelle dot elle m'apportera «I mariage.

BAPnSTA.

*- Aprds ma mort, la moitié de mes terres; — et dès à présent un capital de vingt mille écus.

PETRUGHIO.

— En retour de cette dot, si elle me survit, — je lui asme comme douaire — toutes mes terres et tous mes revêtus. — Rédigeons donc les clauses du contrat — pour que ns conventions soient bien observées de part et d'autre.

BÀPnSTi.

— 0}ii, quand le point principal sera obtenu, — c'est-à- Eie Tamour de ma fille ; car tout dépend de là.

PETRUGHIO.

^ Bah I c'est la moindre des choses ; car, je vous en préâtos, mon père, — je suis aussi obstiné qu'elle est bau* IBDe ; — et, quand deux feux violents se rencontrent , ^ ils consument l'objet qui alimente leur furie. — Un £aida vent ne fait que grandir une faible flamme, —mais l'ou- 3^gan furieux éteint un incendie. — C'est un ouragan que ^ serai pour elle, et il faudra bien qu'elle me cède ; — car 19 sois énergique et je ne fais pas ma cour en enfant.

B/LPTISTA.

— Puisses-tu lui faire la cour, et puisses-tu réussir ! — Ihis ne sois pas désarmé par quelques malheureux mots.

PETRCCfflO.

— Je suis à l'épreuve, comme les montagnes que les rents — ne sauraient ébranler, quand ils souffleraient conbnenement.

108 U SiUYiGI APPBITOISCl.

Rentre HORTENSIO, U tète en sang.

BÂPTISTA.

— Eh bien, mon ami» pourquoi donc es-tu si pâle?

HORTEN^O.

— Si je suis pftle» c'est de peur, je tous assure.

BÂFTISTi.

— Quoi ! est-ce que ma fille ne fera pas une bonne musicienne ?

HORTENSIO

— Je crois qu'elle fera plutôt un soldat : — le fer peat résister avec elle, mais pas les luths.

BÀPTISTi.

— Comment ! tu ne peux donc la rompre au luth?

HORTENSIO

— Certes, non ; car c'est elle qui a rompu le luth sur moi. — Je lui disais simplement qu'elle se trompait de touches, — et je lui pliais la main pour lui apprendre le doigté, — quand, dans un accès d'impatience diabolique :

— Des touches^ s'écrie-t-elle, vous appelez ça des Umehaf Eh bien^ je vais les faire jouer t — Et , à ces mots, elle m'a frappé si fort sur la tête — que mon crflne a traversé l'instrument. — Et ainsi, je suis resté quelque temps pétrifié,

— comme un homme au pilori, ayant un luth pour carcan,

— tandis qu'elle me traitait de misérable râcleur, - de musicien manqué, et de vingt autres noms injurieux, comme si elle avait appris une leçon pour mieux m'insulter.

PETRUGmo.

— Ah ! par l'univers, voilà une robuste donzelle ! - Je l'en aime dix fois davantage ! — Oh ! combien il me tarde d'avoir avec elle une petite causerie !

RAPTISTÀ, à Hortensio.

— Allons, viens avec moi et ne sois pas si déconfit ; poursuis tes leçons avec ma fille cadette ; — elle a des dis-

8GÈ1II m. 109

itioDS, et elle est reconnaissante du bien qu'on lui foit. SigDor Petruchio» voulez-Tous Tenir a^ec nous, — ou 1 fOus enverrai-je ma fille Catharina?

PKTRUGHIO.

- EnToyez-la, je tous prie ; je l'attendrai ici.

Sortent Baptista, Gremio, Tranio et HorteBSÎo. PrTRUGHIO, seul.

-Dès qu'elle viendra, je vais lui faire lestement ma cour. Bopposons qu'elle vocifère ; eh bien, je lui dirai tout » qu'elle chante aussi harmonieusement qu'un rossi- L ^ Supposons qu'elle fasse la moue, je lui déclarerai |o'ene a Tair aussi riant — que la rose du matin encore pnëe de rosée. — Si elle reste muette et s'obstine à ne dire un mot, — alors je vanterai sa volubilité — et je fini que son éloquence est entraînante ; — si elle me le déguerpir, je la remercierai, — comme si elle m'in- 1 à rester près d'elle une semaine. — Si elle refuse de |iipQ9er, je lui demanderai tendrement — quand je dois I publier les bans et quand nous devons nous marier. -^ lli voici. Allons, Petruchio, parle,..

Entre Catharina.

* Bonjour, Gâteau; car c'est votre nom, m'a-t-on dit.

CATHARINA

- Tous avez entendu, mais un peu de travers ; — ceux parlent de moi me nomment Catharina.

PBTRUCHIO.

- Tous vous trompez, sur ma parole : car on vous apa Gâteau tout court, —la bonne Gâteau, et parfois la har- Bte Gâteau, — mais enfin Gâteau, la plus jolie Gâteau I dirétienté, — Gâteau de la halle aux gâteaux, ma ide Cateau, — car qui dit gâteau dit friandise ; Gâteau, lia consolation. Gâteau, écoute-moi ! — Ayant entendu I toutes les villes vanter ta douceur, — célébrer tes versC dianter ta beauté, — bien moins cependant qu'elles

0 u sAuvin ureTOBti.

ne le méritent, — j'ai été port^ à te rechercher femme.

CiTHARBA.

— Porté !... à merveille ! Eh bien, que le diable qui a porté — TODs remporte! Voas m'avez toot de suilee

— d'un meuble Iransportabte.

PETRCffllO.

Qu*est-oe h dire, d'un meuble ?

CiTHARIM.

— Oui, d'acte chaise percée I

PCTEUCHIO.

Tu as dit juste : assieds-toi donc sur moi.

— Les Snes sont laits pour porter, et tous aussi.

rnRrcHio.

— Les femmes sont laites pour porter, et yous aos

UTHAKIXi.

— Je ne suis pas la rosse qui vous portera, si c'a que TOUS avez en vue.

FCTRUCHIO.

— Hélas I bonne Cateau, je ne te chargerai pas W car, te sachant jeune et légère...

aTHiRGU.

— Trop légère pour qu'un rustre comme Yousm'it

— et néanmoins je pèse ce que je dois peser !

PETEUCHIO.

— Oui, si l'on tous baise.

UTHARm.

Bien dit ! pour ane buse E

PCTRUCHIO.

— 0 tourterelle an faible vol .' Une base te p donc!

aotem. lit

— Ooi, pour vue toortereDe» et il Imuft on oieeao de îe!

Finccmo.

— Allons, alloDS, maguépe; Tnimenl, voas fOus irritez

OTHABISi.

— Si je tiens de lagnèpe, gare à mon aîgniDon !

FITRUGHIÛ.

— J*en serai quitte pour l'arracher.

GATHARnu.

*«r Oui, si un imbécile est capable de troorer où il est !

FETRUCHIO.

-Qui ne sait où la guêpe porte son aiguillon?— Au bout ton corsage!

aiHABDU.

^ bout de ses lèyres !

FETRUCHIO.

jeslèTresde qui?

GàTHÀROCÀ.

— Peut-être les vôtres, si vous aviez un corps sage ! Adieu.

PETRCCHIO, la retenant.

— Dn corsage ! Mes lèvres trouveraient vite le vôtre ! mSf — revenez, bonne Cateau, je suis un gentilhomme.

CATHAREÎA.

Cest ce que je vais voir.

EUe loi ëoAM on toolflet.

PETRUCHIO

— Je jure que je vous le rendrai, si vous reconmiencez.

CÀTHÂRI5A.

— Vous y perdriez vos armes. — Si vous frappez une ■M, vous n'êtes pas gentilhomme ; — et si vous n'êtes \ gentilhomme, les armes vous manqueront.

? Oh ! alors, metta-

Crtte Ùt €CM|'

Ik

soit ma poule.

eoq;fOQS chinta

pas tant fai-

mjm

im eoniîdioo.

id: renoneei doue i fOM i

Ah ! si j'ams a nîrair

— Tms ^fmàa im que ions me moDtieriez noa

GAIlâlCU.

— Fias mal deriné pour an si jeone

Ptitrano.

~ Far saint Georges, déddément je sois trop jeone pHT irons.

sciifi m. 113

gathàrinâ.

s êtes pourtant bien flétri.

PBTRUGHIO, lai prenant la taille.

les soucis.

GàTHÂRim, essayant de le dégager.

i*en soucie guère.

PKTRUCHIO, la retenant.

>ns, écoutez-moi» Cateau ; en vérité, vous ne vous z pas ainsi.

GATHARINA. .

lis vous exaspérer» si je reste; laissez-moi.

PETRUGHIO.

, pas du tout. Je vous trouve plus que gentille, avait dit que vous étiez brusque, et morose» et i, — et je vois que tous ces récits étaient menar tu es charmante» enjouée, plus que courtoise ; I parole lente» mais suave comme une fleur de ; — tu ne sais pas faire la moue» tu ne sais pas le travers» — ni te mordre la lèvre» comme font m colère , — tu ne prends point plaisir à contrelis tu accueilles tes soupirants avec douceur, —avec (8 gracieux, caressant et afiiBJ[>le. — Pourquoi le étend-il que Catharina est boiteuse ? - 0 monde sur! Catharina est droite et svelte — comme la 3udrier ; elle est brune — comme la noisette et 9 que son amande. — Oh ! que je te voie marne boites pas !

CATHARINA

écQe, va donner des ordres à ceux que tu payes.

PETRUGHIO.

le a-t-elle jamais embelli la forêt — autant que pare celte chambre avec son élégance princière ? is Diane , et que Diane devienne Catharina ; —

114 U SiDTAfli

et qa'alofs Gatharina soit rharti €l que IMim dena tendre!

— Oùaiez-Toos étndié tout œ beau diaooont

— C'est un împrompta né de mon e^rit !

GAlHAIIia.

— nfaotqoeranleiiraitde reqprit poor que FcBan ah!

— Ne sois-je pas spirituel?

CilHABUA.

Ooi ! Alors tenez-foos ehandenoAnt (10).

— MorUen, c'est mon intention» snateCadieriBS» ton lit !— El sur ce, laissant de cftté tout oebabiI,-jil plique^n termes clairs. Votre père consent— à eeipi soyez ma femme, lotre dot est réglée; -* etbonp^ gré, je TOUS épouse. — CrojeE-moi, Cateau, je sois b qu'il vous fout ; — car, par cette lumière qui me fût ta beauté, - ta beauté qui me rend si amoureux de tt tu n épouseras pas un autre homme que moi ! — Carj< né, Cateau, pour t'apprivoiser ; — et pour £ûre de to lieu d'une chatte sauvage, — une Cateau aimable oo toutes les Cateaux familières! — Yoici votre père; d pas refuser; — il faut que j'aie Catharina pour femn laurai !

Rentrent BArnsTA, Grewo ot TkARia

BAPTISTA

£h bien, — signor Petruchio? Conmient cela va-t-il - ma fille ?

PETRCCHIO.

Parfaitement, comme de juste ! Parfaitement ! ^ H impossible que je ne réussisse pas.

BÂPTISTA*

ien , Catherine , ma fille ? Avez-vous toujouis ombre?

GàTHJOUNÀ.

n'appelez votre fille ! Sur ma parole, — vous me ) belle preuve de tendresse paternelle— en vouirier à un demi-lunatique, — à un ruffian sans un moulin à serments — qui croit vous en imses jurons !

FETRUCmO.

•père, voici le fait : vous et tous les gens — qui lie, vous vous méprenez sur son compte ; — si gneuse, c'est par politique , — car, loin d'être 3lle est modeste comme la colombe ; — loin d'être le est paisible comme le matin. — Pour la pat une seconde Griselle (1 1), — et une Lucrèce ror k chasteté. — Bref, nous nous sommes si bien que les noces sont fixées à dimanche.

CiTHARmA.

verrai plutôt pendre dimanche.

GREMIO

itends, Petruchio ! Elle dit qu'elle te verra plutôt

TRANIO , à Petrnchio.

^ là tout votre succès? Alors, adieu notre pacte !

PETRUCfflO.

ice, messieurs ! je la choisis pour moi-même. — i nous sommes satisfaits, que vous importe, à vous? nvenu entre nous deux, quand nous étions seuls, )ntinuerait à être hargneuse en compagnie. —Je e c'est incroyable — comme elle m'aime. Oh ! la terine ! — Elle se pendait à mon cou, elle me - baiser sur baiser, faisant serment sur serment

116 U SAUVAGE APPBIYOISÉE.

—qu'en un clin d'œil elle s'était éprise de moi ! -Ah! tous êtes des novices ! C'est merveille de voir — comment, dans le tête-à-tête, — le plus £hétif galant peut apprivoiser la plus intraitable sauvage... — Donne-moi ta main, Catem: je vais à Venise — acheter le trousseau nécessaire pour la noce. — Préparez la fête, beau-père, et invitez les convives ; — je veux être sûr que ma Catherine sera belle.

bâptista.

— Je ne sais que dire : mais donnez-moi vos mains...- Que Dieu vous envoie la joie, Petruchio ! C'est une afiûn conclue.

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