‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 169 sur 305 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

mANGA.

— Allons» messieurs, vous me faites tous deux injure

- en TOUS querellant pour une chose qui dépend de mon choix. — Je ne suis pas un écolier à qui l'on donne le fMiet; — je ne suis pas astreinte à des heures ni à des dé- Us déterminés, — mais je prends mes leçons comme il me plaît. — Sur ce, pour trancher toute discussion» asseyonsnous ici.

▲ Hortensio.

— Prenez votre instrument et jouez-nous un morceau ;

— sa leçon sera finie avant que vous ayez accordé votre luth .

HORTENSIO, è Bianca.

— Tous laisserez là sa leçon dès que je serai d'accord ?

LCCKSTIO,

~ Jamais... Accordez toujours votre instrument !

Hortensio se retire à l*<Scart.

BLLNCA.

— Où en étions-nous restés ?

UTCENTIO.

Ici, Madame :

Hoc ibat Simois ; hic est Sigeia telles ; Hic steterat Priami regia celsa senis.

BlA>*a.

Traduisez.

LUCE!mO.

Bac ibat. comme je vous l'ai dit, Simois, je suis Lucentio, hic est, fils de Vincentiode Pise, Sigeia tellus, ainsi déguisé pour gagner votre amour, hic steterat, et ce Luceniio qui est venu vous foire la cour ;*Pnamt, est mon valet Triinio, regia. qui a pris ma place, celsa senis, afin d(> mitMtx tromper le vieux Pantalon.

HORTEXSIO, re?eoant.

— Madame, mon instrument est d'accord.

Toyons, jouez.

Hortensio jone qoelqui^ note«.

Itf u siuvABi Ainomnli.

- Oh ! fi ! la corde haute déttmne.

— Cradiei dans le tfoii» Fami» et neeofdtt*

Hoftmlo MNÉifeM mnivim* IBAHCA.

Maintenant, toyons ai je pois traduire. BaeÛat Stmèkj je ne vons^eonnais pas ; kie iMemt IViomi, pienet prêt qu'il ne nous entende ; regia, ne présomex pas trop; eAi seniSf ne désespérez pas.

HOsniisio^

— Madame, le voici d*acoord.

UIGDTIQ.

Oui, sauf la basse.

— La basse est juste.

Apart.

C'est ta bassesse, maroufle, qui éétanne. -- GoMi notre pédant est enflammé et audaciraz! — Sur ma m

le drôle fait la cour à ma bien-aimée ! — Pédascule, je vais te surveiller de plus près.

n 16 rapproche.

BIÀNGA.

— Un jour je puis vous croire, maintenant je me méfie encore.

LUGEimo.

— Ne vous méfiez pas.

Apercavant Hortensio.

Car certainement Œacides — désigne Ajax, ainsi appelé du nom de son grand-père.

BIANCA

— Je dois croire mon maître ; sans quoi, je vous promcte — que j'argiinienlerais encore sur ce point douteux ; -mais restons-en lA...

SCtNK lY. ta

MaiotMiût, Lioio» à vous. - Maa oher$ maître», nem'en millez pas, je vous prie, - d'avoir aiosi badioé avao

HORTfKMO, à Laeentio.

— Yous pouvez aller faire ud tour et me laisser libre un ornent ; — dans me$ leçons, Je n'ai pas de musique à )is parties.

LUCKTOO.

— Tous iaites bien des cérémonies, messire!...

A part.

Cest bon, jetais rester — et me mettre à Taffftt ; car, si ne me trompe, — notre beau musicien devient amou«

R0RTBH6I0.

•- Madame, avant que vous touchiez l'instrument — pour prendre de moi le doigté, ^ Je dois commencer par les iinieiits de l'art. -^ Je veux vous enseigner la gamme r «ne méthode plus oourte, >- plus agréable, plus fruc- Me et plus efficace -- que la maniàre usitée par mes col** loes ; — la voici, sur ce papier, indiquée en beaux carac*

Il lai remet un papier.

BIANCA

— Mais il j a longtemps que j'ai passé la gamme.

HORTENSIO

^ Lisez toujours la gamme d'Hortensio.

BIANCA

Gamme. Vu Je suia Tensemble de tooi les accords il. ré. Unis pour déclarer la passion d'Hortensia.

B. mi, Bianca, acceptez-le pour époux,

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