‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 17 sur 305 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

écouté... Si tu avais de rhoDueur, —tu m'aurais fait ce récit par respect pour la vertu, — et non dans le but vil et étrange que tu te proposes. — Tu diffames un gentilhomme qui est aussi loin — de ta calomnie que tu Tes de l'honneur ; et - tu poursuis ici une femme qui te méprise - à Tégal du démon... A moi, Pisanio ! — Le roi mon père sera informé - de ton attentat : s*il trouve bon — quun étranger impudent vienne marchander à sa cour — comme dans un bouge de Rome» et nous exposer — ses intentions bestiales, alors il a une cour - qui lui importe peu et une fille dont

- il ne soucie pas... À moi, Pisanio !

lAGHIMO.

- 0 fortuné Léonatus ! je puis le dire : — la foi que ta femme a en toi — est digne de ta confiance en elle, comme ta rare vertu — l'est de son inébranlable fidélité... Vivez longtemps heureux, — vous, la femme du plus noble seigneur dont jamais— pays ait été fier! vous, qui ne pouviez èu^ que la compagne — du plus noble ! Accordez-moi mon pardon. — Je ne vous ai parlé ainsi que pour savoir si votre foi — était profondément enracinée ; je vais vous iaire de votre mari — un portrait exact cette fois. Il est l'homme — le plus accompli qui existe; c'est un saint enchanteur, — qui charme toutes les sociétés : — la moitié du cœur de tous les hommes est à lui.

{ IMOGÈNE

': Vous lui faites réparation.

lACHIMO.

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